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Anonyme Anonymat Anonymé.... !
dimanche 06 janvier 2008, a 00:28
Pensées d'Ecriture...
 

 

Bonsoir les Gens !!

 

Pour commencer cette année, j'ai envie de vous livrer un texte que j'ai écris il ya peut-être trois semaines, un soir de déprime et de noires pensées... Ce texte je l'ai écris à la main, et je devrais pour en respecter le sens plutôt le scanner que le retranscrire.. Mais non seulement je ne suis pas sûre que mon écriture soit compréhensible pour vous, mais surtout le format des photos que l'on peut télécharger est bien trop petit pour que cela soit utile...

 

Alors voici ce que j'ai écris, sans jamais lâcher ma plume des mains...

 

" Ecrire. Ecrire. Ecrire encore et encore. Ecrire sans rien dire. Ecrire juste pour le plaisir de voir la plume glisser sur le papier, ce doux bruit de petit chuintement inimitable, ses variantes attachées à chaque type de papier... Ecrire pour ne pas sombrer, se rattacher à quelque chose ne serait-ce qu'une plume, remplir cette page blanche à l'image de notre vie et de notre cœur si vides. La remplir, la remplir encore. Changer la couleur de l'encre parfois pour donner l'illusion de l'illumination, de changement de rythme, du sombre pour les déprimes, du rose pour les bonheurs. Enfin non pas ce soir. Juste un moyen d'exister. Seuls les écrits restent n'est-il pas ?

 

Alors continuer, continuer toujours. Ces mots sont mes battements de cœur, l'encre mon sang, chaque virgule est une artère, les majuscules sont mes os qui tiennent l'édifice, la ponctuation telle les points d'exclamation ou d'interrogation sont les expressions de mon regard, les points sont ce qui me relie à la terre et ainsi à la réalité, le tout forme ma conscience, mon âme, à l'abri dans les sinuosités électriques de mon cerveau.

 

Je n'aime pas écrire seulement pour le sens des mots, j'aime écrire aussi pour leur forme. Jamais je ne pourrais définitivement abandonner la plume pour le clavier. Les mots deviennent ainsi quelque chose d'artistique, pas seulement dans la matière, mais aussi dans l'apparence. Combien de fois ne nous sommes pas exclamés devant une écriture que l'on jugeait esthétiquement parfaite ? Il existe même une science de l'écriture qui par son étude explore les personnalités de tout à chacun et prétend nous décrypter ! Vrai ou non, l'écriture reste donc un support fantastique.

 

Je viens de me racheter une plume, le fait qu'elle glisse formidablement bien sur le papier me remplie d'une satisfaction indicible, à sa juste mesure, c'est presque un bonheur nouveau, et cela me donne l'envie d'ajouter toujours plus de mots, de créer encore d'autre lignes, cela en deviendrait presque jouissif.... 

 

Les mots sont le prolongement de la plume, la plume le prolongement de ma main, les mots et la plume sont donc un peu de moi, un peu de nous....Oui, écrire pour ne pas cesser le mouvement, pour ne pas cesser la vie, ne pas rester à subir telle une statue. Ecrire pour rien, même pas pour transmettre un message, ni se soulager de sa peine, ni échafauder ses rêves et fantasmes, ou autre plan d'avenir... Ecrire juste pour la beauté du geste, parce que dans cet état de vide que je ressens, c'est la seule chose belle que j'arrive à sortir, à faire. Parce qu'en étant seul on l'est malgré tout toujours moins ainsi. Oui, l'on s'adresse toujours à quelqu'un ou à quelque chose dans l'écriture, la solitude se voile ainsi, enfin, un peu...

 

Cela me renvoie à une pensée : peut-être est-ce pour cela que j'ai besoin d'écrire à des témoins de lecture (à travers un blog) et non juste pour moi. Car peu importe le fond, apprécié, adhéré ou critiqué, l'essentiel est qu'il soit partagé, donné... Il y a donc un échange, et dans cette activité solitaire, l'écrivain retrouve un peu de présence humaine, il n'est plus seul sur terre, il existe à nouveau, par procuration, enfin.... IL VIT !! Pourquoi ? Il ne sait pas, mais IL EST ! Il n'est plus transparent, il est matière. Matière. Matière. Matière, mais qui la touche ? C'est donc une dimension tactile, tactile oui mais c'est toujours moi qui touche la plume, qui touche le papier, qui trace et touche les mots... Moi...

 

Et soudain la cruelle vérité je la reçoit tel un boomerang : moi l'écrivain solitaire qui forme des mots sur le papier. Moi, ce corps vide, cette matière vide, et je ne peux alors éviter cette question qui détruit mes espoirs, mes élans de création, mes orgasmes picturaux... La question qui ne fallait surtout pas poser : MOI, ... QUI me touche ? "

 

 

Anonyme

samedi 17 février 2007, a 01:10
Blessure d'Ecriture
 

 

Bonsoir à tous,

 

ce soir je fouillais dans ma grande boîte à secrets que je n'avais pas ouverte depuis longtemps déjà. Vous savez, cette boîte qui renferme tous nos plus précieux souvenirs : des cartes postales, des lettres d'amoureux, de très vieilles photos, quelques dessins d'enfants, des mots de ses parents, etc....

 

 

J'y ai retrouvé un cahier. La couverture très belle m'a tout de suite rappelée que je l'avais acheté pour mon année de 3ème, lorsque nous devions retranscrire tous nos textes et Poèmes. J'avais 14 ans, et à cette époque une professeur de français assez originale et plutôt d'avant garde. Son but étant de nous "faire comprendre" l'importance et l'utilité de la liberté d'esprit et d'y puiser toute notre inspiration. Je crois que je devais être trop scolaire à l'époque car je n'ai jamais réussi à vraiment me libérer pendant ses cours, je ne me suis jamais sentie à l'aise, chose ettonante quand on sait que moi même dans la cour et en classe j'étais plutôt une marginale. Pas dans mes fréquentations, mais dans mon esprit, sans le vouloir, j'avais déjà une gande indépendance d'esprit et me démarquait souvent des autres que je ne suivais pas, sans en avoir conscience, je n'étais déjà tout simplement pas influençable.  Mais ce professeur, elle, voulait nous pousser dans nos retranchements, et autant j'avais l'envie de bien faire et de lui plaire, autant j'étais toujours démunie fàce aux travaux qu'elle nous demandait, avec un manque d'imagination totale, une vraie pauvreté artistique, bref une catastrophe. Je me sentais fade, commune et stupide.

 

Je peux vous dire qu'à cettte époquie je detestais écrire, ettonant ! En fait ce n'est pas tout à fait vrai. J'aimais écrire pour moi, mais dès que l'on me demandait de faire quelque chose de précis alors je me faisais l'impression d'une pauvre adolescente totalemet inculte et non productive.

 

Néanmoins, dans ce cahier, j'ai retrouvé recopié un des rares devoirs dont je fus à peu près contente, Je m'en souviens d'autant plus que c'est une des rares fois où la prof m'avait fait lire mon travail devant la classe et que tout le monde était semblé resté sans voix après ma lecture, ne me donnant que des compliments une fois le souffle repris. C'était, pour moi, le vilain petit canard du cours de français, un petit miracle.

 

Voici ici recopié ce texte, je l'écrierai exactement tel qu'il était à l'époque de mes 14 ans, donc avec quelques fautes de styles et d'expression(l'orthographe je vais essayer d' éviter lol). Mais derrière ce travail et pourquoi je l'écris ici, c'est parceque le sujet m'avait beaucoup touché (pour une fois je l'avais compris ;-P )et je pense qu'il doit concerner chacun d'entre nous à un moment de sa vie.

 

Le sujet était : décrivez votre première blessure décriture. Voilà ce que j'y ai répondu...

 

"Blessure d'Ecriture"

 

"Je venais d'avoir 10 ans. J'étais rentrée cette année là dans ma nouvelle école et y avait rencontré une amie merveilleuse. Ma premièe amie, dès le premier jour. Ce jour que je voudrais vous conter, l'année scolaire touchait à sa fin et c'était l'anniversaire de cette camarade. Pour cette occasion, comme beaucoup d'enfants, elle avait préparé pour tous ses amis une petite fête ayant lieu chez elle. Bien-sur j'étais invitée et je me réjouissais la veille de la joie qu'elle trouverait peut-être en ouvrant mon cadeau. Qu'était-ce ? Je ne m'en souviens absolument plus, mais une image autrement effrayante m'apparaît de ce jour là.

 

En effet, pour accompagner mon cadeau, j'avais écris une petite carte. Une petite carte qui en disait long sur l'histoire de notre amitié. Une petite carte à travers laquelle j'exprimais, maladroitement peut-être, avec mes petits mots d'enfants, mon style un peu trop éloquent, et un manque de purdeur certain, tout ce que je pouvais ressentir pour elle.

 

Le jour "J" arriva enfin et je me souviens encore de l'expression de son visage quand elle découvrit mon cadeau (NDA : je ne sais absolument plus ce que je voulais dire par là, si l'expression était bonne ou non, car je ne l'ai pas précisé). Ensuite, elle ouvrit doucement la lettre qui portait le message de mon coeur pour cette amie que je plaçais sur le plus haut piédestal de ma vie.. Elle déplia la carte, et commença à lire son contenu à haute voix. Dès lors, je ne savais plus où me cacher, j'aurais voulu m'enfoncer sous terre plutôt que d'écouter pourtant ma propre écriture. Je ne sais plus sur quels mots s'achevait le message que je lui adressais, mais je me souviens que ces derniers mots prononcés furent suivis de ricanements et de moqueries. J'étais perdue au milieu d'une forêt de coeurs de pierre. Cette jeune amie que j'adorais, qui était pour moi une porte ouverte sur un autre monde, monde de plaisirs secrets et enfantins ; cette camarade que je chérissais comme une soeur n'avait rien compris à tout ce que je lui avouais, à ce qui me semblait évident et réciproque. Elle avait fermé son coeurà tout ce que le mien lui offrait, à tout ce qui m'était indispensable, à son amitié. De ce fait elle m'avai rejetée, moi. La porte de mon coeur qui était toute ouverte à ses idées, à ses paroles, et surtout à son amitié se refermait aussi petit à petit. Avec le temps ce furent des verrous qui y furent ajoutés, et plus jamais elle ne se rouvrit pour cette camarade.

 

Ainsi je vécu à mon plus lointain souvenir ma première blessure d'écriture. Desormais, la contrainte du style et de l'écriture m'accablait sans retenue. Dès que j'écrivais quelque chose, je ne savais plus si cela était bien ou mal. Ainsi, il ne m'a fallu qu'une petite fille, innocente et pourtant si blessante, pour me faire croire à mon ignorance et ma stupidité enfantine. "

 

Voilà.... ce n'est pas un grand texte, mais j'aime l'idée qu'il transmet. Le fait que par très peu de choses, une remarque désagréable d'un adulte, une moquerie d'un enfant, une mauvaise note et que sais-je encore, nous avons sans doute tous connus ces maux, ces petits tracas qui nous ont tant mis dans l'embarras et nous ont fait croire parfois à notre inaptitude dans ce domaine. Jusqu'à pour certains et c'était mon cas, créer un état de peur et d'angoisse fàce à la page blanche...

 

Et vous ? Quelle fut votre première blessure d'écriture ?

 

 

Bien à vous

Anonyme

 

Présentation
Anonyme... (33 ans)

... pas envie d'être décrite, pas envie d'être visible, pas envie d'apparaître. Un fantôme ? Une personne ? Une souris ou un chat ? Un vampire, une fée ? Un ange ou une diablesse ?

A vous de trouver, à vous de choisir ....

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Perdre confiance en l'autre.... oceanflush (09/07/2009 18:27)

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