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Anonyme Anonymat Anonymé.... !
vendredi 30 novembre 2007, a 15:08
Ou est mon papa ? Parenthèse à mon récit, ou la culpabilité de l'enfant...

 

J'ai 32 ans.

Douze ans donc me séparent encore de mon dernier récit concernant mon père. Je n'ai toujours pas comblé de ma plume cette période, je ne sais pourquoi, j'ai du mal à écrire cet épisode 3 (voir "Où est mon Papa" partie 1 du 06/02/07 et partie 2 du 14/02/07) et ce n'est pas encore aujourd'hui que ce chapitre sera ajouté...

 

Mais d'autres parties de l'histoire à présent demandent à sortir. Des failles que j'avais enfoui très, très profondément.... Cela m'est venu sournoisement suite à un de mes rendez-vous chez le psy il y a 3 semaines je crois (avant mon opération).... Je lui parlais de certains rêves qui revenaient systématiquement depuis des mois, la série la plus présente et la plus dérangeante pour moi étant celle qui me confronte presque chaque nuit soit à un membre de ma famille, généralement ma mère, soit à mes copines d'enfance ; elles étaient trois, de la 5ème à la terminale et j'ai longtemps été parmi elle le bouc émissaire jusqu'à ce que je me révolte et m'en éloigne dès la seconde où mon caractère indépendant s'affirma clairement et me différencia irrémédiablement d'elles, psychologiquement parlant.

 

Dans ces rêves donc, que ce soit avec ma mère ou ces amies d'enfance, je me trouvais toujours empêtrée dans un conflit que je n'avais pas choisi, et je passais irrémédiablement pour la coupable de façon injuste car je n'avais à chaque fois rien fais qui méritait.... J'en venais moi-même à douter de moi et penser que j'étais mauvaise, ce qui me blessait d'autant plus profondément. Encore une fois je me sentais comme le vilain petit canard et il était impossible de prouver mon innocence ou ma bonne foi. Le sentiment d'injustice était une tel une plaie ouverte que l'on charcutait à vif, un tison que l'on imposait sur ma peau nue.... C'était d'autant plus étrange pour moi que je n'ai aucun conflit avec ma mère depuis des années, nos rapports sont très bons. Quant à mes amies d'enfance, nous nous sommes très vite perdues de vues, et pour ma part sans regrets, car elles m'avaient finalement fait beaucoup de mal et je crois bien que jamais elles ne s'en rendraient compte. Avoir fait ma vie seule et de façon volontaire de mon côté, était la meilleure réponse à donner à leurs attitudes... J'avais gagné de toute façon...

 

Quoi qu'il en soit, et ne me demandez pas le lien car je n'en n'ai absolument aucune idée, suite à ce récit mon psy me pose cette question "Vous sentiez vous coupable de l'abandon de votre père étant enfant ?"  Bah ?? Qu'est-ce-que ça vient faire là ça ??? Enfin, lui faisant confiance, je réponds tout de même "Ah non ça jamais !! Pourquoi moi je me sentirais coupable de quoi que ce soit ???".... La question m'apparût extrêmement saugrenue, et pour autant l'on a l'habitude d'entendre dire que beaucoup d'enfants se sentent coupable du départ d'un parent ou de leur séparation, autant cette notion m'avait toujours paru étrangère à mon cas...

 

En réfléchissant un peu et légèrement honteuse tout à coup je dis "Enfin je ne me sens pas coupable du départ de mon père, mais je me sens réellement coupable de l'interdiction du droit de visite que lui a imposé le juge par ma faute. Enfin dans ma tête c'est bien de ma faute puisque c'est moi qui ai répondu "correctement" aux questions du juge qui l'ont conduit à prendre cette décision, et rendant ma mère étrangement contente et fière de moi.... En me faisant creuser un peu, le psy me fait prendre conscience que ce poids là oui je l'ai toujours porté. Le pire étant que je n'ai jamais compris pourquoi ma mère m'a poussée à faire cela. Je m'en rends compte à travers toujours les questions du psy : "Mais votre père avait-il menacé votre mère de vous prendre chez lui ? Intervenait-il régulièrement dans votre vie ? Cherchait-il un contact avec vous ? Etait-il du genre imprévisible ?" ... Et à toutes ces questions ma réponse fut, c'est consternant, "NON", mon père en 3 ans n'avait pas donné le moindre signe de vie, et ces dernières actions tendaient plutôt à prouver qu'il était faible de caractère, et que dans tous les cas il ne souhaitait pas spécialement me revoir. Mais alors pourquoi ?? Pourquoi avoir fait ça, quelle était l'utilité ?? Non seulement je réalise que je n'avais jamais compris pourquoi, mais en plus, je me suis contentée de cela toutes ces années sans jamais poser la question à ma mère. Un simple "Pourquoi ? Quelle en est la raison ?"... Eh bien voilà un nouveau travail à faire à présent...

 

Mais si je vous parle de culpabilité de l'enfant dans le titre, ce n'est pas tant pour cette raison de l'interdiction de droit de visite que ce que j'ai découvert plus sournoisement, les jours et les semaines qui ont suivi... C'est toujours comme cela lors d'une thérapie, beaucoup de choses sont révélées et comprises non pas pendant les rendez-vous, mais entre chaque, grâce aux questions ou événements qui ont été soulevés pendant la séance. J'emploie l'adjectif "sournois" car cela se fait réellement à votre insu, sans que vous y pensiez ou que vous cherchiez à analyser... C'est comme si tous les fils de votre histoire se démêlaient lentement, et une fois le nœud défait, la vérité déformée et cachée par ce noeud vous apparait tout à coup, alors que vous pouvez être dans une situation des plus banales de la vie quotidienne...

 

Ce qui m'est apparût à ce sujet, ce que le fil d'Ariane a dévoilé, a fait voler en éclat ma certitude presque infantile et arrogante de ne jamais m'être sentie coupable de quoi que ce soit dans le départ de mon père. J'ai connu tant d'hommes lâches et irrespectueux dans ma vie,( j'en ai d'ailleurs certainement connu pour avoir voulu recréer inconsciemment cette première expérience d'abandon que mon père m'a fait vivre,) que je ne pouvais concevoir moi de m'être un jour sentie coupable, ayant toujours été une victime de nombreux prédateurs !!! Et pourtant, pourtant....

 

Pourtant les sentiments de mon enfance, de moi petite fille me reviennent lentement, et je me rends compte que honteuse, je les avais cachés et enfouis loin, très très loin... Je les avais presque autant occultés que le souvenir de mon frère décédé... La vérité la voici : je me suis bien toujours sentie coupable du départ de mon père. Comment ?? C'est très simple : je pensais que s'il m'avait abandonné, c'est qu'à ses yeux je n'étais pas assez digne de son amour et de son attention. Je pensais que je ne devais pas être une petite fille très intéressante, mais plutôt représenter un boulet qu'autre chose... D'autant plus que je m'entendais de plus en plus mal avec mon demi-frère et sa mère (la nouvelle femme de mon père et son fils). Même si je n'étais jamais coupable (tiens, encore un sentiment d'injustice, c'est un autre fil d'Ariane que l'on a découvert tout au long de ma vie avec le psy, mais j'en parlerai plus tard), ce demi-frère plus jeune faisait tout pour me faire gronder à sa place et s'en délectait. Je n'étais pas apte à me défendre, cela n'intéressait personne.. Du fait la situation au sein du foyer devenait conflictuelle, l'ambiance lourde, et je tombais à chaque fois malade (réaction somatique) ce qui les énervaient grandement, je devais certainement le faire exprès.....

 

Bref, pour toutes ces raisons oui c'est vrai, aujourd'hui je dois l'avouer. Je me sentais coupable de son départ, et encore aujourd'hui je me pose finalement la question. Ce sentiment est très clair maintenant, et je me souviens que je n'ai jamais osé en parler à ma mère.... Je devais être une petite fille vraiment inintéressante et insignifiante pour qu'il me laisse, et fasse place au silence dès la naissance de son autre fille. Oui, le dernier signe de vie que j'ai reçu fut le faire part de naissance, sans mot, aucune personnalisation, puis plus rien.... J'étais remplacée, et si j'étais remplacée, c'est que vraiment je ne devais pas être la petite fille qu'il désirait, et que je devais le dégouter... Donc oui j'étais bien coupable, car je n'étais pas à la hauteur de ce qu'il attendait, c'est à cause de moi s'il est parti, je n'ai pas su le retenir....

 

Voilà... Voilà comment l'on se retrouve comme des milliers d'autres personnes et d'enfants, à porter la culpabilité du départ d'un des parents. Hélas à en parler cela devient d'une banalité affligeante, et pourtant pour moi, cela résonne comme un coup de canon que je n'attendais pas. Cela m'a fait sursauter, a agressé mes oreilles à briser mes tympans, et l'écho est resté très longtemps dans l'air jusqu'à ce que je comprenne, et l'admette. Est-ce que je me sens mieux pour autant ?? Non, absolument pas. Mais peut-être cela me permettra d'engager un dialogue avec mes chers parents, et de mettre des mots sur ce qu'ils m'ont fait subir, sans doute nonintentionnellement...

 

Aussi, à tous les parents et futurs parents qui liront ce texte, s'il vous plaît, faites attention à ce que ressentent vos enfants dans les moments difficiles de votre vie de famille. Prenez soin de parler avec eux, de déceler chez eux un quelconque sentiment de culpabilité qu'ils n'ont pas à porter, et qui pourrait fortement les meurtrir dans leur chairs, parfois toute leur vie... S'il vous plaît, ne prenez pas le parti d'éluder ce dialogue, même avec les enfants très précoces. Ils vous semblent matures mais ils restent des enfants. Trop souvent et ce fut mon cas, les enfants portent tout sur leurs épaules et n'en montrent rien à fin de préserver leurs propres parents. L'on se prive de son propre bonheur pr celui de ses parents, je le sais, je l'ai fais, j'ai toujours sacrifié mon bonheur pour celui de ma mère, toujours, et aujourd'hui je lui en veux de n'avoir rien vu... Mais comment aurait-elle pu voir, j'ai joué le jeu tellement bien, les enfants sont doués pour ça, c'est en général là qu'ils deviennent des adultes avant l'heure...

 

Alors, si ce n'est que ce texte ajoute une étape à ma thérapie et m'aide avant tout moi-même dans ma démarche, il ne représente évidemment pas grand chose, pour personne. Mais s'il peut juste simplement faire poser la question à certains parents sur l'état d'esprit de leurs enfants face à certaines situations, et engager ainsi avec eux un dialogue, je crois qu'en tout les cas ça ne peut pas faire de mal... Je serai alors un peu de cette voie de l'enfance perdue avec les années, ne souhaitant qu'une seule chose, qu'ils puissent grandir dans l'amour et la bienveillance de leurs proches, sans angoisses inutiles à cet âge, sans fardeau à porter... Bref, ne leur souhaitant qu'une vie d'enfant la plus insouciante et heureuse possible.

 

 

J'envoie pour finir toutes mes pensées et gros bisous à tous les enfants qui sont encore en chacun de vous, de nous. Laissons la meilleur part de nous même se souvenir, et vivre, et rire de manière insouciante, c'est mon vœu pour aujourd'hui...

 

 

Anonyme

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Commentaires
#1
Valérioute écrit le vendredi 30 novembre 2007, A 20:17
Que dire pour t'aider ?
Je sais que personnellement, il est beaucoup trop tard pour que j'aille voir un psy. Peut-être que, comme toi, cela m'aiderait à élucider certains points restés obscurs de mon enfance et de ma vie de femme qui n'a pas été une réussite. Mais j'ai peur de me trouver coupable quelque part. Mais le gros problème avec moi, c'est que jamais personne ne me prête attention, ou si cela est le cas, c'est superficiel et passager. J'avais commencé un blog pour libérer mes pensées. J'en ai gardé le brouillon. J'ai tout effacé car personne ne m'écoute ni me lit. Alors je me dis que finalement, il faut que j'avance, et que je cesse de me retourner sur mon passé. Mais tout être est différent et l'on ne peut appliquer ce que l'on fait ou ce que l'on a vécu à autrui.
Bisous
#2
Anonyme écrit le dimanche 02 décembre 2007, A 02:15
Ma chère Valerioute,
ton commentaire me rend bien triste. Je ressens beaucoup de lassitude et de découragement, et je ne le comprends que trop...

Le psy a été en son temps une solution pour moi, et l'est aujourd'hui à nouveau, mais c'est aussi parceque je suis tombée sur quelqu'un de très bien qui me convenait. Cette démarche peut marcher pour d'autre personnes, et au contraire de ce que tu dis, je crois que l'on peut consulter vraiment à tout âge. Si la solution est là, cela ne sera que positif, et si ça peut aider à gagner ne serait-ce que quelques années d'apaisement, je pense qu'il ne faut pas éviter.

Maintenant ce qui vaut pour moi ou d'autres ne vaut pas forcément pour toi. Certaines personnes arrivent au même résultat par d'autres démarches personelles. Je connais quelqu'un par exemple qui s'est tourné vers la musicothérapie, et cette personne a fait une grande avancée sur elle même... Les domaines sont variés. Par contre je crois vraiment que pour réussir, l'ont doit toujours accepter des interventions extérieures, pas pour donner des conseils, mais pour faire sortir des choses de nous que nous ne pouvons faire seuls à la maison par leurs interractions...
#3
Anonyme écrit le dimanche 02 décembre 2007, A 02:27
Je comprends ce que tu dis dans "personne ne me prête attention ou c'est passager", personellement je ne m'en sortais en partie pas car, hormis sur ce blog, je ne parlais à personne. L'idée d'imposer mes pblms qu'à la finale l'on ne peut toujours que rêgler seuls m'était juste impossible... L'avantage du psy, c'est qu'on le paye pour ça, du coup, on a aucun scrupule !!! Mais dans tous les cas, le travail on le fait toujours soi-même.... Il est vrai que l'important est d'avancer, mais parfois, le passé nous en empêche, peu importe notre volonté. Alors c'est qd même bien de trouver un moyen de faire la paix avec ce passé....

Si tu as envie d'en parler plus précisément, n'hésite pas à m'envoyer un mail, c'est avec plaisir que je te répondrais.

Je t'embrasse
Anonyme
#4
lapassante écrit le lundi 03 décembre 2007, A 12:15
Bonjour ma Crevette,

C'est terrible ça de porter un poids que l'on ne devrait pas...! Honnêtement, tu n'as aucune responsabolité dans le départ de ton père, aucune ! Tu étais une enfant, c'est et c'était un adulte.

Je ne connais pas mon père, ma Crevette. Ma mère l'a quitté lorsqu'il faisait pour la Xème fois de la taule... et oui...! Il avait un droit de visite, mais lorsque ma mère s'est présentée chez lui, enfin chez sa mère à lui, avec ses trois filles, personne n'a ouvert. Elle a bien vu le rideau bouger, mais on ne lui a pas ouvert.
J'avais 2 ou 3 ans. Donc, je n'ai aucun souvenir de lui. Et il ne m'a jamais manqué. L'une de mes soeurs a tenté de le retrouver, sans succés, mais je n'ai pas voulu l'aider dans sa recherche, parce que pour moi cet homme est un étranger. Et je me dis, que c'est à quelqu'un à faire des recherches, c'est bien à lui...

Comme Val, dont le commentaire me touche beaucoup, je n'ai jamais voulu aller voir un psy. Peut-être tout simplement parce que j'ai peur qu'il fasse ressurgir des choses que je n'ai pas envie de voir...

Gros bisous ma Crevette Rose
#5
Anonyme écrit le lundi 03 décembre 2007, A 19:50
Coucou Ma Passante Adorée.
Comme tu m'as manquée ;-)

Merci pour ton commentaire qui me touche, et je suis désolée d'apprendre la situation que tu as vécu avec ton père. J'en suis ettonée mais si vraiment tu ne l'a pas mal vécue alors j'en suis contente, car une telle absence et un tel passif aurait pu entraîner nombre de conséquences. Mais malgré ce que tu dis, je pense que les effets de cette absence sont là, ne serait-ce que dans le fait que tu es une maman merveilleuse, et une personne d'une générosité extrême, et d'une patience infinie. Je reste convaincue que ces magnifiques qualités naissent dans la souffrance que l'on a subit soi-même et que l'on ne supporterait pas de voir reportée sur les autres...

Quoiqu'il en soit, je suis toujous heureuse de te lire et de savoir que tu existes dans ce monde.

Je t'embrasse bien fort
Ta crevette rose à la fesse trouée ;-p
#6
lapassante écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 00:48
Coucou mon Anonyme,

Bien sûr que j'ai des manques, des douleurs, qui n'en a pas d'ailleurs, mais j'ai appris à vivre avec, j'ai fait "copain-copain", comme on dit...

Et je crois que je me fait ma psychotérapie en parlant avec ou écoutant les autres... ;))

Douce nuit ma Crevette
#7
denis écrit le lundi 03 décembre 2007, A 16:06
bouleversant,ma douce anonyme..

et bouleversant aussi,valerioute...moi aussi,je te répondrais..

de très douces pensées à toutes les deux...

Denis
#8
Anonyme écrit le lundi 03 décembre 2007, A 19:56
Mon Denis que j'aime,

merci pour ton commentaire. C'est vrai que le commentaire de Valérioute m'a bouleversée aussi et je pense d'autant plus qu'elle a le droit d'être écoutée attentivement.

Tu me manques toi tu sais ;-)
J'espère que tu te portes bien dans tes montagnes bénéfiques.

Tendres pensées et gros calin
Anonyme
#9
bernard écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 10:25
Quoi dire... moi même ne parle pas ou peu, même à mon entourage immédiat, seuls mes blogs me font m' extérioriser un peu, n' attendant aucun commentaire sachant que moi même ne sais pas toujours quoi dire, d' autre le faisant bien mieux que moi...Je lis les blogs comme des livres et n' aurai pas l' idée d' interroger ni commenter l' écrivain, gardant la plupart du temps mes réflexions pour moi...C' est en parcourant tant tes et vos écrits, que j' ai compris pourquoi je ne pouvai plus suivre le tracé de Jade de notre ami Valérioute et n' aurai jamais oser lui demander pourquoi...Alors que c' est cette absence de commantaire, probablement qui lui a fait fermer Naphtaline; C' est vrai que c' est rassurant de ce savoir lu, visité, on existe...A chacun on peut lire la détresse, la douleur les manques, la vie est difficile et encore plus difficilement assimilable par les enfants qui portent des poids qu' ils ne devraient jamais porter...Et se retrouvent des années plus tard, marqués, voir marginalisés j' en sais quelque chose...
Mes gros bisous sincères
#10
line écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 10:39
voilà !!! voilà !!!

je savais!!! je savais qu il ne fallait pas que je mette le nez dans cet article!!! je savais!!!

C'est les seuls articles (ceux concernant ton père) que je ne peux lire jusqu à la fin, et je ne me suis jamais posé la question à savoir pourquoi..Enfin, j ai pas voulu... Et puis je me suis trouvée un peu égoïste. pourquoi? j en savais rien non plus..Encore une fois en te lisant j ai eu envie de ne pas continuer mais je me suis fait violence...Tu vas trouver que le mot est un peu lourd mais c'est le seul qui corresponde à ce que j ai vraiment ressenti...

Oui les choses se dénouent , on analyse , on comprend mieux , on apprends même à en vouloir à ceux qui nous ont veritablement fait du mal, oui parceque nous enfant comme tu le dis si bien , on est forts au point de supporter des poids que même nos parents encore aujourd hui seraient incapables de porter...
Oui tes mots me font mal parcequ ils m obligent à me regarder à accepter, parceque ce que tu décris, tu le décris si justement...il n'est pas si simple de comprendre, d apprendre à vivre avec ce nouveau sentiment, celui d etre victime et non coupable ou responsable, pas si simple de donner tort a cet enfant que nous sommes encore et que nous laisserions derrière en acceptant celà .../...
#11
line écrit le jeudi 06 décembre 2007, A 10:40
.../...
Pas si simple de le regarder et de voir finalement tout ce qu il a souffert, pas si simple d'avoir envie de pleurer pour lui, mais de ne pouvoir rien faire pour soulager sa vie, parceque sa vie à lui elle est terminée, sa vie d'enfant...Alors quoi ?!! qu'est ce qu on fait maintenant? Je regarde mes enfants et j'ai peur, tout les jours!!!Parceque oui , ils sont forts les enfants!!! Et si je ne voyais pas quelque chose!! Et si je me trompais...Dur! Je serai la seule responsable!!! Mais je me bat!!! Promis!!!
Alors ma Petite Fleur merci , merci de parler si justement, merci d'avoir créer cet univers qui est le tiens mais aussi le notre. Merci de nous offrir ces instants de vie qui pafois ,même lorsqu ils sont lourds, sont souvent une source de révélations...merci d ètre là.

Line
#12
Anonyme écrit le vendredi 07 décembre 2007, A 01:46
Bernard, Ma Linette,

merci pour vos magnifiques messages. Je n'ai pas le coeur à répondre ce soir, j'espère que vous ne m'en voudrez pas....

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