Mourir à chaque pensée
Son ombre sur mon visage
Mon cou dans ses mains crochues
Son sexe contre ma peau nue
Ma poitrine oppressée
Je transpire mon amour
La fièvre m'engloutit
Je devance la faucheuse
Cet amour m'enlaidit
J'entaille ma chair hideuse
Je creuse mon âme folle
Je le veux dans mon corps
Il s'agrippe il me mord
Il joue des mes os de mes viscères
Pendez moi aujourd'hui
Que demain je ne sois plus
Que la mort fasse ma connaissance
Et qu'elle me rejette d'elle-même
Qu'elle l'appelle lui le monstre
Qu'elle lui confie ma honte
Qu'il me toise et sourit
Satisfait et victorieux
Oui laissez le me mentir
Pourvu qu'il m'aime encore
Laissez le me malmener
Pourvu qu'il m'espère encore
Je lui donne tout mon être
M'oublie et délaisse
Que mes yeux n'aient de cesse
De le servir en Maître
Je saurai bien un jour
Attendre juste mon tour
Lui planter mon amour
En traitre dans le dos
Entre ses omoplates empoisonner sa chair
D'une substance idyllique et mortuère
Cette nuit sans pareil je veux crever de lui
Le toucher le frapper et m'enfuir avec lui
Mon cadavre je te l'offre
Mange le fais en tien tout entier
Que par toi vivre encore
Circuler dans ton corps
Me fondre en ta folie
Et ton ignominie
L'accompagner sans fin
L'adorer chaque matin
Que la folie me gagne vite, que mon suplice devienne mon délice...
Anonyme
(écris d'une traite, sans correction, sans recherche particulère de rime ou autre.... Juste poser le crayon et ne le relever qu'à la fin : c l'expression spontanée de mon état de pensée, peu importe ce que ça donne, c'est là je vous l'abandonne) |