Rien à faire, je ne suis finalement pas si forte que je le crois, je ne suis pas différente de tout le monde. Quand la déprime me gagne, je me sens vide et froide. Tout est fade, rien n'a de saveur, plus de goût, plus d'espoir, plus d'attente.
Tout est gris et noir, jusqu'au plus profond de mes entrailles, sèches à tomber en poussière.
Relativiser les problèmes empêche de s'y enfoncer et de ne penser qu'à soit, mais les symptômes sont incontrolables et restent là comme un boulet que l'on trâine. Les chaînes autour de la cheville vous arrachent la peau et vous font saigner, la gangraine arrive sournoisement...
Rien, je ne suis rien, du vent dans mon ventre, dans ma tête, dans tous mes organes. Où est la vie ? Où est ma joie ?
Et la honte qui ne se sépare jamais de cette déprime comme un vautour se nourissant des chairs de mes états d'âmes. Oui j'ai honte, c'est vrai. Quand la vie pourrait être 1000 fois pire, que j'ai un toit sur ma tête, que j'ai un boulot plus que convenable bien que celui-ci me harcèle de pression, pourquoi se laisser aller à cet état de faiblesse abusif ?
L'angoisse et le vide sont mes nouveaux compagnons.
Le brouillard mon nouveau futur.
Le déchirement ma nouvelle soif d'amour.
Le vide, le néant.... sont mes seules certitudes..... |