Je me souviens ta Timidité
Je n'étais moi-même pas rassurée
Ta Gentillesse et ta pudeur
Ton sourire tuait mon Coeur
Je ne savais Comment me comporter
Mais doucement tu m'as guidée
Un peu d'ombre et de Senteurs
Tes caresses et ta Douceur
Puis je me suis retrouvée Nue
Frissonante, Impatiente dans l'inconnu
J'ai découvert ton Corps aussi
Tes courbes si nouvelles dans cette Nuit
Je n'osais Toucher ce que j'ignorais
Je n'osais bouger de peur d'un Méfait
Mais naturellement devant ta Prestance
Plus dégourdie j'ai retrouvé mon aisance
Ce sont tes Lêvres que je craignais surtout
Jamais je n'avais osé même dans ces Rêves fous
Moi t'embrasser derrière tant d'Apprioris
Mes Lêvres te donner malgré les interdits
Mais quelle Surprise de les toucher enfin
Mais quelle crainte avais-je donc devant un tel Festin ?
Une carresse Divine dans ma bouche coulait
Une Vague ennivrante maintenant m'emportait
Puis j'ai osé enfin Poser ma main émue
Sur ta poitrine offerte, sur ton Corps mis à nu
Entendant tes Soupirs j'ai voulu m'enhardir
C'est ma bouche qui chercha où était ton Plaisir
La passion notre Alliée ne voulait nous lâcher
Nous emporta si loin un Royaume étranger
Aucune Loi ni morale n'avait ici de mise
Devant ce genre d'Amour jamais aucune prise
Et dans cette folle Danse un nouveau pas j'acquis
A mon grand Ettonement ce fut d'un goût exquis
Plus que tout oublier toute ma Féminité
Je ne voulais qu'en homme Choyer et protéger
Et prendre soin de Toi, ma main dans tes cheveux
Etre un prince ou ton roi, me noyer dans tes Yeux
Te soutenir si Fort, ton plaisir retenir
Et qu'en confiance tu puisses dans mes bras t'Assoupir
Cette Nuit là entre toutes je ne l'oublierai pas
Une vraie première fois, l'Age avancé déjà
Faire l'Amour ne m'étais vraiment pas inconnu
Mais à une Femme c'était bien là tout mon imprévu
Et même si je n'y ai jamais Trouvé ma voix
Je ne regrette Rien et voudrais même parfois
Te choyer encore ma belle, à nouveaux sentir tes Seins,
Gouter encore à tes Lêvres, et te voir là un matin.
Que l'on soit d'un sexe ou de l'autre je vous l'assure, rien n'est plus doux au monde que le baiser d'une femme...
Anonyme |