Bonsoir à tous,
ce soir je fouillais dans ma grande boîte à secrets que je n'avais pas ouverte depuis longtemps déjà. Vous savez, cette boîte qui renferme tous nos plus précieux souvenirs : des cartes postales, des lettres d'amoureux, de très vieilles photos, quelques dessins d'enfants, des mots de ses parents, etc....
J'y ai retrouvé un cahier. La couverture très belle m'a tout de suite rappelée que je l'avais acheté pour mon année de 3ème, lorsque nous devions retranscrire tous nos textes et Poèmes. J'avais 14 ans, et à cette époque une professeur de français assez originale et plutôt d'avant garde. Son but étant de nous "faire comprendre" l'importance et l'utilité de la liberté d'esprit et d'y puiser toute notre inspiration. Je crois que je devais être trop scolaire à l'époque car je n'ai jamais réussi à vraiment me libérer pendant ses cours, je ne me suis jamais sentie à l'aise, chose ettonante quand on sait que moi même dans la cour et en classe j'étais plutôt une marginale. Pas dans mes fréquentations, mais dans mon esprit, sans le vouloir, j'avais déjà une gande indépendance d'esprit et me démarquait souvent des autres que je ne suivais pas, sans en avoir conscience, je n'étais déjà tout simplement pas influençable. Mais ce professeur, elle, voulait nous pousser dans nos retranchements, et autant j'avais l'envie de bien faire et de lui plaire, autant j'étais toujours démunie fàce aux travaux qu'elle nous demandait, avec un manque d'imagination totale, une vraie pauvreté artistique, bref une catastrophe. Je me sentais fade, commune et stupide.
Je peux vous dire qu'à cettte époquie je detestais écrire, ettonant ! En fait ce n'est pas tout à fait vrai. J'aimais écrire pour moi, mais dès que l'on me demandait de faire quelque chose de précis alors je me faisais l'impression d'une pauvre adolescente totalemet inculte et non productive.
Néanmoins, dans ce cahier, j'ai retrouvé recopié un des rares devoirs dont je fus à peu près contente, Je m'en souviens d'autant plus que c'est une des rares fois où la prof m'avait fait lire mon travail devant la classe et que tout le monde était semblé resté sans voix après ma lecture, ne me donnant que des compliments une fois le souffle repris. C'était, pour moi, le vilain petit canard du cours de français, un petit miracle.
Voici ici recopié ce texte, je l'écrierai exactement tel qu'il était à l'époque de mes 14 ans, donc avec quelques fautes de styles et d'expression(l'orthographe je vais essayer d' éviter lol). Mais derrière ce travail et pourquoi je l'écris ici, c'est parceque le sujet m'avait beaucoup touché (pour une fois je l'avais compris ;-P )et je pense qu'il doit concerner chacun d'entre nous à un moment de sa vie.
Le sujet était : décrivez votre première blessure décriture. Voilà ce que j'y ai répondu...
"Blessure d'Ecriture"
"Je venais d'avoir 10 ans. J'étais rentrée cette année là dans ma nouvelle école et y avait rencontré une amie merveilleuse. Ma premièe amie, dès le premier jour. Ce jour que je voudrais vous conter, l'année scolaire touchait à sa fin et c'était l'anniversaire de cette camarade. Pour cette occasion, comme beaucoup d'enfants, elle avait préparé pour tous ses amis une petite fête ayant lieu chez elle. Bien-sur j'étais invitée et je me réjouissais la veille de la joie qu'elle trouverait peut-être en ouvrant mon cadeau. Qu'était-ce ? Je ne m'en souviens absolument plus, mais une image autrement effrayante m'apparaît de ce jour là.
En effet, pour accompagner mon cadeau, j'avais écris une petite carte. Une petite carte qui en disait long sur l'histoire de notre amitié. Une petite carte à travers laquelle j'exprimais, maladroitement peut-être, avec mes petits mots d'enfants, mon style un peu trop éloquent, et un manque de purdeur certain, tout ce que je pouvais ressentir pour elle.
Le jour "J" arriva enfin et je me souviens encore de l'expression de son visage quand elle découvrit mon cadeau (NDA : je ne sais absolument plus ce que je voulais dire par là, si l'expression était bonne ou non, car je ne l'ai pas précisé). Ensuite, elle ouvrit doucement la lettre qui portait le message de mon coeur pour cette amie que je plaçais sur le plus haut piédestal de ma vie.. Elle déplia la carte, et commença à lire son contenu à haute voix. Dès lors, je ne savais plus où me cacher, j'aurais voulu m'enfoncer sous terre plutôt que d'écouter pourtant ma propre écriture. Je ne sais plus sur quels mots s'achevait le message que je lui adressais, mais je me souviens que ces derniers mots prononcés furent suivis de ricanements et de moqueries. J'étais perdue au milieu d'une forêt de coeurs de pierre. Cette jeune amie que j'adorais, qui était pour moi une porte ouverte sur un autre monde, monde de plaisirs secrets et enfantins ; cette camarade que je chérissais comme une soeur n'avait rien compris à tout ce que je lui avouais, à ce qui me semblait évident et réciproque. Elle avait fermé son coeurà tout ce que le mien lui offrait, à tout ce qui m'était indispensable, à son amitié. De ce fait elle m'avai rejetée, moi. La porte de mon coeur qui était toute ouverte à ses idées, à ses paroles, et surtout à son amitié se refermait aussi petit à petit. Avec le temps ce furent des verrous qui y furent ajoutés, et plus jamais elle ne se rouvrit pour cette camarade.
Ainsi je vécu à mon plus lointain souvenir ma première blessure d'écriture. Desormais, la contrainte du style et de l'écriture m'accablait sans retenue. Dès que j'écrivais quelque chose, je ne savais plus si cela était bien ou mal. Ainsi, il ne m'a fallu qu'une petite fille, innocente et pourtant si blessante, pour me faire croire à mon ignorance et ma stupidité enfantine. "
Voilà.... ce n'est pas un grand texte, mais j'aime l'idée qu'il transmet. Le fait que par très peu de choses, une remarque désagréable d'un adulte, une moquerie d'un enfant, une mauvaise note et que sais-je encore, nous avons sans doute tous connus ces maux, ces petits tracas qui nous ont tant mis dans l'embarras et nous ont fait croire parfois à notre inaptitude dans ce domaine. Jusqu'à pour certains et c'était mon cas, créer un état de peur et d'angoisse fàce à la page blanche...
Et vous ? Quelle fut votre première blessure d'écriture ?
Bien à vous
Anonyme
|