X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Recherche Web
OK
Anonyme Anonymat Anonymé.... !
samedi 17 février 2007, a 01:10
Blessure d'Ecriture
 

 

Bonsoir à tous,

 

ce soir je fouillais dans ma grande boîte à secrets que je n'avais pas ouverte depuis longtemps déjà. Vous savez, cette boîte qui renferme tous nos plus précieux souvenirs : des cartes postales, des lettres d'amoureux, de très vieilles photos, quelques dessins d'enfants, des mots de ses parents, etc....

 

 

J'y ai retrouvé un cahier. La couverture très belle m'a tout de suite rappelée que je l'avais acheté pour mon année de 3ème, lorsque nous devions retranscrire tous nos textes et Poèmes. J'avais 14 ans, et à cette époque une professeur de français assez originale et plutôt d'avant garde. Son but étant de nous "faire comprendre" l'importance et l'utilité de la liberté d'esprit et d'y puiser toute notre inspiration. Je crois que je devais être trop scolaire à l'époque car je n'ai jamais réussi à vraiment me libérer pendant ses cours, je ne me suis jamais sentie à l'aise, chose ettonante quand on sait que moi même dans la cour et en classe j'étais plutôt une marginale. Pas dans mes fréquentations, mais dans mon esprit, sans le vouloir, j'avais déjà une gande indépendance d'esprit et me démarquait souvent des autres que je ne suivais pas, sans en avoir conscience, je n'étais déjà tout simplement pas influençable.  Mais ce professeur, elle, voulait nous pousser dans nos retranchements, et autant j'avais l'envie de bien faire et de lui plaire, autant j'étais toujours démunie fàce aux travaux qu'elle nous demandait, avec un manque d'imagination totale, une vraie pauvreté artistique, bref une catastrophe. Je me sentais fade, commune et stupide.

 

Je peux vous dire qu'à cettte époquie je detestais écrire, ettonant ! En fait ce n'est pas tout à fait vrai. J'aimais écrire pour moi, mais dès que l'on me demandait de faire quelque chose de précis alors je me faisais l'impression d'une pauvre adolescente totalemet inculte et non productive.

 

Néanmoins, dans ce cahier, j'ai retrouvé recopié un des rares devoirs dont je fus à peu près contente, Je m'en souviens d'autant plus que c'est une des rares fois où la prof m'avait fait lire mon travail devant la classe et que tout le monde était semblé resté sans voix après ma lecture, ne me donnant que des compliments une fois le souffle repris. C'était, pour moi, le vilain petit canard du cours de français, un petit miracle.

 

Voici ici recopié ce texte, je l'écrierai exactement tel qu'il était à l'époque de mes 14 ans, donc avec quelques fautes de styles et d'expression(l'orthographe je vais essayer d' éviter lol). Mais derrière ce travail et pourquoi je l'écris ici, c'est parceque le sujet m'avait beaucoup touché (pour une fois je l'avais compris ;-P )et je pense qu'il doit concerner chacun d'entre nous à un moment de sa vie.

 

Le sujet était : décrivez votre première blessure décriture. Voilà ce que j'y ai répondu...

 

"Blessure d'Ecriture"

 

"Je venais d'avoir 10 ans. J'étais rentrée cette année là dans ma nouvelle école et y avait rencontré une amie merveilleuse. Ma premièe amie, dès le premier jour. Ce jour que je voudrais vous conter, l'année scolaire touchait à sa fin et c'était l'anniversaire de cette camarade. Pour cette occasion, comme beaucoup d'enfants, elle avait préparé pour tous ses amis une petite fête ayant lieu chez elle. Bien-sur j'étais invitée et je me réjouissais la veille de la joie qu'elle trouverait peut-être en ouvrant mon cadeau. Qu'était-ce ? Je ne m'en souviens absolument plus, mais une image autrement effrayante m'apparaît de ce jour là.

 

En effet, pour accompagner mon cadeau, j'avais écris une petite carte. Une petite carte qui en disait long sur l'histoire de notre amitié. Une petite carte à travers laquelle j'exprimais, maladroitement peut-être, avec mes petits mots d'enfants, mon style un peu trop éloquent, et un manque de purdeur certain, tout ce que je pouvais ressentir pour elle.

 

Le jour "J" arriva enfin et je me souviens encore de l'expression de son visage quand elle découvrit mon cadeau (NDA : je ne sais absolument plus ce que je voulais dire par là, si l'expression était bonne ou non, car je ne l'ai pas précisé). Ensuite, elle ouvrit doucement la lettre qui portait le message de mon coeur pour cette amie que je plaçais sur le plus haut piédestal de ma vie.. Elle déplia la carte, et commença à lire son contenu à haute voix. Dès lors, je ne savais plus où me cacher, j'aurais voulu m'enfoncer sous terre plutôt que d'écouter pourtant ma propre écriture. Je ne sais plus sur quels mots s'achevait le message que je lui adressais, mais je me souviens que ces derniers mots prononcés furent suivis de ricanements et de moqueries. J'étais perdue au milieu d'une forêt de coeurs de pierre. Cette jeune amie que j'adorais, qui était pour moi une porte ouverte sur un autre monde, monde de plaisirs secrets et enfantins ; cette camarade que je chérissais comme une soeur n'avait rien compris à tout ce que je lui avouais, à ce qui me semblait évident et réciproque. Elle avait fermé son coeurà tout ce que le mien lui offrait, à tout ce qui m'était indispensable, à son amitié. De ce fait elle m'avai rejetée, moi. La porte de mon coeur qui était toute ouverte à ses idées, à ses paroles, et surtout à son amitié se refermait aussi petit à petit. Avec le temps ce furent des verrous qui y furent ajoutés, et plus jamais elle ne se rouvrit pour cette camarade.

 

Ainsi je vécu à mon plus lointain souvenir ma première blessure d'écriture. Desormais, la contrainte du style et de l'écriture m'accablait sans retenue. Dès que j'écrivais quelque chose, je ne savais plus si cela était bien ou mal. Ainsi, il ne m'a fallu qu'une petite fille, innocente et pourtant si blessante, pour me faire croire à mon ignorance et ma stupidité enfantine. "

 

Voilà.... ce n'est pas un grand texte, mais j'aime l'idée qu'il transmet. Le fait que par très peu de choses, une remarque désagréable d'un adulte, une moquerie d'un enfant, une mauvaise note et que sais-je encore, nous avons sans doute tous connus ces maux, ces petits tracas qui nous ont tant mis dans l'embarras et nous ont fait croire parfois à notre inaptitude dans ce domaine. Jusqu'à pour certains et c'était mon cas, créer un état de peur et d'angoisse fàce à la page blanche...

 

Et vous ? Quelle fut votre première blessure d'écriture ?

 

 

Bien à vous

Anonyme

 

< Retour
Commentaires
#1
bloogy woogy écrit le samedi 17 février 2007, A 05:19
Bonjour ANONYME,

Très joli récit, très éloquent. L'adolescence et l'enfance sont à la fois un monde merveilleux et cruel. C'est aussi, à 14 ans, le besoin que nous avons d'affirmer la reconnaissance de soi. Le fameux complexe d'Oedipe. Il faut tuer le père, mais ça, tu ne l'ignores sans doute pas. C'est aussi, sans doute, un moment où cette reconnaissance a besoin de l'affectif, pour renforcer et agréer ce début d'existence.
Je n'ai eu que des blessures d'écriture. Très tôt, je me suis mis à écrire des poêmes. Ils étaient tous tristes, voire morbides, l'expression d'un mal être permanent qui trahissait trop bien un problème de reconnaissance. L'écriture était le seul moyen que j'avais de parler, sans pour autant que quelqu'un ne m'écoute. Un jour, par colère où dépit, j'ai tout brûlé, rageusement.
#2
bloogy woogy écrit le samedi 17 février 2007, A 05:41
(Suite)
Plus tard, vers 20 ans, j' idéalisais ma vie. J'étais dans une bulle. J'ai par exemple écrit des nouvelles lorsque j'allais en vacances avec des amis. J'adaptais une histoire promptement imaginée et les transposaient sur des circonstances réelles de ces vacances. A ce moment, je les lisaient à mes ami(e)s et nous en riions ensembles. Le contexte était favorable. J'étais à l'aise dans mes tongs et, l'insouciance de la jeunesse aidant, c'était matière à jouer, plus qu'à m'exprimer. C'était aussi, à l'époque, un exercice aisé pour moi, où j'excellais, mon imagination n'avait pas de limites. Plus tard enfin, j'ai pris des coups, comme la vie sait bien en donner et, là aussi, j'ai tout brûlé, rageusement.
Tout à coup, ANONYME, je me demande : Peut-on brûler un blog ?
#3
Anonyme écrit le dimanche 18 février 2007, A 01:21
Bonsoir Anonyme,

tout d'abort mercie de nous avoir livré cette petite partie de ta vie. Tu poses là une très judicieuse question. C'est drôle car quand tu écris que tu brulais tes écris, cela me fait penser au nombre de fois ou de la même façon je déchirais tout mes cahiers et envoyer tout à la poubelle. Ce n'est qu'à parti de mes 25 ans que j'ai commencé à tout conserver, Mais je n'étais encore pas satisfaite et je ne les ouvre jamais. Ce n'est pas si vieux que comme tu le dis très bien "à l'aise dans mes tongues" j'ai pu écrire à outrance sans complexe et avec un plaisir infini.

Si je compare cela avec ta propre expérience, cela vourdait il dire que nous ne pouvons apprécier ce que nous produison qu'au moment où nous savons enfin nous apprécier nous-mêmes ?

Brûler un blog..... Finalement au contraire de nos cahiers, nous avons très peu de contrôles sur eux... Ils pourraient un jour être les victimes de fermetures forcées ou attaques du réseau, que sais-je... Et là pour la première fois de notre vie ne nous trouverions pas totalement démunis d'avoir perdus nos écrits ? D'être ainsi dépossédés d'une partie de nous en pouvant qu'y insister de manière impuissante....
#4
bloogy woogy écrit le dimanche 18 février 2007, A 21:08
Je pense que l' expression écrite obéit parfois à des règles impulsives. Cela pourrait ressembler à une photo instantanée d'un état d'âme, d'un ressentiment éprouvé à chaud. Quand finalement on relit posément ce que nous avons écrit, on se trouve quelquefois ridicule. Et puis, le temps nous changent que nous le voulions ou non, et pas seulement physiquement. L'évolution trace notre parcours, ce qui parfois rend futiles les réflexions que nous avons ainsi livrées, enfin je crois.
#5
BERNARD écrit le samedi 17 février 2007, A 07:12
être incompris, d'abord par mon père , qui me rabaissait de même que notre mère; Ça m'a suivi , et poursuivi quasiment jusqu'à ce que je décide de partir de la maison, par le biais de l'armée ; Et m'a empêché de m'épanouir, et de mes écrits ainsi que de nombreuses peintures et dessins ,une fois réalisés étaient détruits de mes mains pour ne rien laisser subsister de mes sentiments et ressentiments; Ça n'est qu'aujourd'hui, que j'ose m'exprimer, et encore derrière le clavier, ou je suis un peu caché. De vive voix je ne le pourrai pas , et si j'ai plaisir à lire ou écouter les gens parlaient, je ne ressent pas le besoin ni les motifs suffisants pour le faire...
Amicalement de papy qui t'embrasse
#6
inspirationdelame écrit le samedi 17 février 2007, A 12:04
C'est impressionnant ce qu'ont s'exprime bien par écrit, et ont sent l'âme, ont est vraiment proche, je pense vraiment qu'il n'y a qu'un seul être, et que chacun de nous peut le penser et s'aimer. Jean.
#7
Anonyme écrit le dimanche 18 février 2007, A 01:29
Alors toi aussi tu as détruis tes oeuvres, comme bloogy, comme moi, pendant longtemps. C'est fou, est-ce un apprentissage forcé ?

et dans un autre sens je me pose la question : nos écrits et pensées et oeuvres artistiques comme des peintures ou des poèmes serait-ils aussi riches si nous n'avions pas vécus ceqs blessures et ces doutes ?

En tout cas personnelement, j'aime te voir t'exprimer à travers ton blog.

Bisous Papy Bernard
Bien à toi
Anonyme
#8
bernard écrit le dimanche 18 février 2007, A 05:33
c'est réconfortant d'être compris par au moins une personne, même si ça ne comble pas un fossé de nombreuses années
bon dimanche et gros bisous
papy
Signature pour votre commentaire

Adresse e-mail (facultatif):

M'avertir d'un nouveau commentaire de cet article
code de vérification (ci-dessous)



Présentation
Anonyme... (33 ans)

... pas envie d'être décrite, pas envie d'être visible, pas envie d'apparaître. Un fantôme ? Une personne ? Une souris ou un chat ? Un vampire, une fée ? Un ange ou une diablesse ?

A vous de trouver, à vous de choisir ....

Envoyer un mail à l'auteur
publicité
commentaire(s)
Perdre confiance en l'autre.... oceanflush (09/07/2009 18:29)

Je me suis dit avec ...

Perdre confiance en l'autre.... oceanflush (09/07/2009 18:27)

C'était il y a ...

Perdre confiance en l'autre.... oceanflush (09/07/2009 18:26)

La peur latente d�...

Ras le Bol ! chloe (06/06/2009 18:00)

c'est vrau sa m...

Deprime... Chris (18/05/2009 09:03)

Bonjour, je cherche ...

Newsletter

Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :


mes catégories
Poème (15)
Bad Feeling (13)
Fourre-tout (12)
Message (4)
Maladie (4)
Famille (4)
Dodo (3)
Voyage (3)
Ecriture (2)
Désir (1)
Droit de réponse (1)
dessin (1)
Pub (1)
Appel à témoins (1)
Chanson (1)
fourre-tout (1)
Miss Catastrophes (1)
Articles précédents
Liste des articles
calendrier
«février 2007»
LunMarMerJeuVenSamDim
01 02 03 04
05 06 07 08 09 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28
archives
2008-12 (2)
2008-11 (1)
2008-09 (1)
2008-04 (1)
2008-02 (1)
2008-01 (3)
2007-12 (5)
2007-11 (3)
2007-10 (4)
2007-09 (3)
2007-08 (4)
2007-07 (5)
2007-06 (6)
2007-05 (12)
2007-04 (6)
2007-03 (8)
2007-02 (20)
2007-01 (7)
thèmes
Ecriture
Mes blogs Mongenie préférés
PAULE et MICK
ma peinture livre ouvert
Humeur du jour
La guerre des étoiles
Autour du monde avec Lili et Ced
voyages ma peinture
Ca va juste pas être possible!!!
QUESTIONS POSEES
On n'est jamais trop au lit pour être au Net
La mort dans l'âme, Récit d'un amour paternel
My way
art de vivre la peinture à la retraite
FLEUR BLEUE
Aux poèmes sans attaches
A Livre Ouvert
Mes autres blogs préférés
Elles à Elles
bmarlenc
padme/anakin fictions
Les chemins de poussière
Denis en Ariège
corps circuits
orages
D'autres blogs sur monGenie
ON VIT UNE EPOQUE FORMIDABLE !
UNDESSINJOUR
°o0o° _m_m_ °o0o°
Jusqu'ici tout va bien !!
Manger c'est fou !
Best Of
Péché d'amour...
Sur la baie d'Along
Trahison
Le syndrome de Stockholm
04 juin 07 : réveil de la Maladie - Message à ma meilleure ennemie

** ** © Learnorama 2006 - conditions générales - développé par Learnorama et Kernix - Contact - Nouveautés blog