| dimanche 13 avril 2008, a 20:23 |
| Les voyages forment la Jeunesse !! |
Coucou tout le Monde !!!!
Ben oui, c'est moi me revoilou, la belette n'est pas encore morte et enterrée ;-)) !!
Il m'en a fallu du temps, c'est vrai, je m'en rends d'autant plus compte avec le recul, c'était réellement nécessaire, et d'ailleurs il va m'en falloir encore un peu, mais je sens que je suis, sinon sur la bonne voie, en tout les cas sur une voie positive et plus saine.... Bon évidemment, rien ne se résous par magie, il me reste des zones de frustrations, d'angoisse et de ras-le-bol parfois, mais rien à voir avec l'Anonyme de ces derniers mois... J'ai vraiment eu une période très difficile (les problèmes de santé et l'arrêt des anti-depresseurs n'ont sans doute pas aidé), mais je me sens aujourd'hui plus positive, plus calme, plus confiante...
En fait, il ne me reste que deux vraies zones d'ombres : la pire, mon travail qui me mine vraiment par contre, et de fait je me suis même faite arrêtée quelques jours tant je ne pouvais plus supporter la semaine passée. La deuxième, mon poids, toujours ces 10 kgs à perdre qui malgré une hygiène alimentaire, sinon drastique, en tout cas très saine, n'a pas bougé pour le moment... Ca mis à part, le reste me semble enfin beaucoup plus loin... Depuis 3 semaines, je ne me suis pas fait de vrais cafards, je me sens plutôt bien dans ma tête, même seule, ça ne me gêne pas. J'ai à nouveau l'impression que la vie n'attends que moi et qui ne tient qu'à moi d'en profiter. D'ailleurs je ne veux plus de relation amoureuse actuellement, je sens que ce n'est pas une solution pour moi en tout cas dans les mois à venir. J'ai besoin de vivire pour moi et moi seule, sans ressentir la moindre contrainte. J'ai besoin de me retrouver moi.
Je n'ai plus ce poids dans la poitrine qui m'oppressait tant, je n'ai plus ces grosses crises de cafards qui me faisait paraître cette vie comme inutile et si sombre. Je ne me sens plus mal aimée, finies mes crises de parano. Ceux à qui je ne plaît pas je les "emm...", je m'en fiche, je n'ai pas besoin d'eux, la vie est plus intéressante ailleurs et auprès d'autres. J'ai repris en partie confiance en mois.... Je ne pense plus à mon monstre, en tout cas plus de la même façon, je l'ai traité de connard dans un mail il y a quelques semaines, et depuis il semble que cette page se soit au moins à demi tournée, je n'en souffre plus autant... Presque pas même je crois.
J'ai à nouveau envie de croquer la vie à pleine dents. Remarquez, c'est peut-être seulement dû au soleil qui revient enfin, très timidement certes pour le moment, mais on sent qu'il n'est pas loin. Quoi qu'il en soit, la perspective des beaux jours, et surtout de mes prochaines vacances (dans même pas un mois) me font voir la vie un peu plus rose et rêver à de doux moments de fêtes, de paix, de découvertes et de joie !!
Et de fait pas mal d'occasions se sont présentées à moi sous la forme de mon activité préfêrée..... les VOYAAAAGES !!! Youpiiiiiiiiiiii !! Voici mon programme :
- du 23 au 28 avril : long WE en... Norvège !!!
- du 10 au 18 mai : Punta Cana !!! Yep Yep Yep !!! Avec mon meilleur ami, vacances bleues turquoises toutes farniente avec mon meilleur ami. C'est pas trop mon genre de vacances d'habitude, mais on a trouvé une super occasion dans un complexe luxueux magnifique... alors pour une fois je vais me faire bichonner !!!!
- du 20 au 31 mai : à confirmer selon budget, mais il y a de très fortes chances pour que je fasse un périple en 4x4 dans le désert du sud Maroc. Billets d'avion gratuit, donc reste à voir ce que me coûterait le reste, mais on dormirait à la belle étoile et parcourrions les villages en mangeant chez l'habitant... Trop bien !!!
Voili voilou, alléchant non ???? Et en plus, j'ai la chance que mon oncle et ma tante me laisse leur maison pour presque 2 mois à mon retour. Ils habitent sur un golf et sont en train de négocier pour que je puisse y jouer à leur place puisqu'ils sont membres (parce que c vraiment cher sinon). Ah !? Je ne vous avais aps dis que je jouais au Golf ?? Ben si j'adoooore ça. Bon, n'étant pas dutout régulière dans la pratique, je me considère comme une éternelle débutante, mais c'est pas grave, c'est trop bien. Mon nivau ?? Disons que... mes coups d'essais sont magnifiques !! :-)) (c'est à dire pour les non initiés "sans la balle" lol). Bref entre le golf tous les jours et le jardin(Hummmm qui dit jardin dit BBQ et grosses fêtes !!!) je pourrai super profiter, j'aurais un peu l'impression d'être encore en vacances !!! Pourvu q'il fasse beau !!! Sortez tous vous gris-gris svp !!!
Ah là là, je suis toute contente et impatiente de commencer mon programme, même avec mes kilos en trop, ce qui m'embête un peu quand même je dois l'avouer(genre ça va être dur de me mettre en maillot de bain), mais ça n'ira pas me gâcher ça. Là je reviens de shoping. Y'a pas, acheter des vêtements pour ses vacances, c'est trop trop bon !!!!!
Bon, ceci dit, va falloir que je carbure niveau boulot avant, et vu le retard que j'ai pris, je vais ptêt bien me faire gentiment taper sur les doigts. Mais bon, là tout de suite maintenant, JE M'EN FIIIIIICHE !!!
Enfin voilà, une belette avec du soleil dans la tête, qui tenait à vous faire partager son "mieux-être", vous que j'embête si souvent avec mes idées noires. Espérons que ça dure, ça c'est une autre paire de manches, mais je vais tout faire pour....PROMIS !!!!
Bon allez, je vous laisse pour le moment et vous fais à tous de très très gros bisousssssssss. Un grand merci à tous ceux qui ne m'oublient pas et me laissent régulièrement un ptit message, spéciale dédicace à RAYMONDE !!!
A ciao
Anonyme |
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| mercredi 06 février 2008, a 22:50 |
| Vide... |
Vide.... C'es ainsi une fois de plus que je me sens, aussi vide que le centre d'un trou noir.... Plus rien ne me touche, plus rien je ne crée, plus rien ne fait ma vie...
Voilà pourquoi je n'écris plus, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, mais du fait rien ne vient plus.....
Cela ne m'empêche pas de penser à vous en espérant que vos anges personnels veillent bien sur vous....
A je ne sais quand mes chers amis, mes chers témoins, peut-être très vite, peut-être beaucoup plus tard je n'en sais absolument rien...
Prenez soin de vous
Votre Anonyme |
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| lundi 21 janvier 2008, a 04:14 |
| Insomnie |
Il est 3h16 du matin ici. Je n'ai pratiquement pas quitté mon lit depuis 24h....
L'infirmière a sonné à 10h30, je me suis aperçue alors que j'avais fini par m'endormir la lumière allumée. Elle est repartie, je me suis recouchée... A 17h30 je me suis réveillée, agacée de voir qu'à nouveau j'avais passé ma journée au lit... Je ne me suis pas levée... Quand j'ai rouvert les yeux, il était 23H, et bien, autant alors rester au lit et dormir jusqu'au matin, ainsi peut-être pourrais-je enfin me reprogrammer sur un rythme de vie un peu plus en adéquation avec la lumière du jour... Re-reveillée à 01h, cette fois je je retrouve pas le sommeil, alors résignée j'ai allumé mon PC...
Je ne vais pas bien, je le sens.. Je hais ma vie et tout ce qui m'entoure, je hais me sentir ainsi, je hais me haïr mais je n'y peux rien, c'est ainsi. Par dessus tout je hais ce corps que je suis devenu... Moi qui ai toujours eu à me battre bien plus que les autres pour perdre même qq petits kilos, comment vais-je faire à présent pour en perdre autant ? Vais-je rester ainsi ? Je ne veux même plus me montrer, j'ai l'impression d'être alourdie d'un amas de chair que l'on m'a implanté à mon insu et que je ne supporte plus... Je veux me défaire de ce carcan mais il n'y a aucun échappatoire, et je ne me sens pas la force de me priver pendant des mois... Voilà, j'en pleure.... D'aucun trouveront ça ridicule... Mais personne ne sait, non personne ne sait ce que c'est d'être obligée de porter quelque chose qui ne nous ressemble pas... Je me sens impuissante, incomprise. Je sais que je ne peux affronter ça que seule et je ne le supporte plus. Je hais le monde qui m'entoure, je hais tous ces gens qui ne pensent qu'à eux et ne feront jamais rien pour vous aider, sinon vous enfoncer davantage.
Je ne reconnais pas ma vie, je la hais tout autant, je ne vois pas d'issue. Aucune.... Quoi que je fasse personne ne comprendra jamais, personne ne sera conciliant. Et quoi que je fasse je serai toujours coincée dans ce corps... Non je ne vois pas les choses s'arranger mais au contraire s'empirer. Merde, MErde MERDE !
Personne ne comprendra jamais le desespoir qui habite mon coeur, PERSONNE : Les gens vous jugent tout le temps, pensent toujours savoir mieux que vous ce qui est bon pour vous, personne n'écoute vraiment votre coeur. Mais de toute façon qu'est-ce que ça changerait ? Les efforts vous devez toujours les faire seule. Mais j'en ai marre, j'en ai MARRE ! Non je ne veux plus faire d'efforts et je veux que la vie m'apporte enfin le salut sans rien avoir à faire ! Ben oui bien-sûr c'est impossible, bien sûr......... Vraiment ?? Alors pourquoi les gens méchants et malhonnêtes ont tout sans rien payer eux ?? hein ??! Pourquoi ?
Je me sens hors de tout, hors du temps, hors des choses palpables, hors de la compréhension du commun des mortels, hors de tout... Hors de ma propre vie, comme si j'étais constamment dans une dimension parallèle que personne d'autre ne sait voir, et me laisse constamment incomprise, constamment en état d'échec, constamment sur la touche, constamment seule et ridicule dans ma propre déchéance... J'ai fais les choses tellement bien que personne ne peut s'inquiéter pour moi, personne. Moi la force incarnée ! Celle qui ne baisse jamais les bras, celle qui supporte tout sans broncher. J'ai scellé ma propre tombe. Je voudrais planter Mille couteaux dans mon corps, dans mes chairs. Souffrir à l'agonie pour enfin m'évanouir et tout oublier.
"Votre vie ne vous plaît pas, changez là ! Votre vie ne vous plaît pas, changez là ! Votre vie ne vous plaît pas, changez là ! " J'ai cette litanie absurde en tête, prônée par nombre de gens ayant eux-même soufferts et qui après s'en être sortis pensent être plus en état de donner ce genre de leçons. Ils oublient, ils oublient eux aussi que lorsqu'on est dans le puits on ne peut se suffire de telles remarques si facilement faites. Changez là ?? Bien sûr oui, rien de plus simple !!! Je hais mon boulot : ok je démissionne ! Ah j'ai un crédit à payer, je vis seule, pas moyen de compter sur le salaire de qq'un d'autre.. Bon retrouver un autre job, dans quelles conditions ? Et tous mes problèmes de santé ?? Qui va assumer lorsque je serai à la ramasse ? "Mais voyons" diront les bons penseurs, "tout ça ne sont que de stupides excuses pour ne pas franchir le cap !!". Je hais mon corps, je dois le changer : Ah oui, un nouveau régime draconien, du sport.. Je n'ai plus de conditions physique, pas grave, je m'épuise, j'en chie ! Moins de nourriture, plus d'efforts physiques, mes défenses immunitaires ?? Encore plus à plat, le staphylocoque ? Toujours présent... Tiens de nouveaux abcès, aller c'est reparti pour un tour d'hospitalisation.. Pas grave, mon salaire est payé. Ah non mince, j'ai démissionné pour avoir une vie qui me plaît mieux c'est vrai !!! Bon, comment vais-je payer les prochaines échéances ???
Mais enfin ma fille, quel apitoiement, avec des "si" on arrive jamais à rien !!! N'est ce pas messieurs et mesdames les donneurs de leçons ???
Et bien moi aujourd'hui je vous emmerde ! je vous dis que oui, des fois il y a des situations inextricables, et que oui, on ne peut se sortir de ses problèmes et de ses mal être que par sa seule volonté. Continuez à palabrer !!! Continuez à dire "ta vie ne te plâit pas, à toi de la changer !!". Ca ne me guérira pas de ma maladie, ça ne me guérira pas de ma dépression, ça ne me guérira pas de la haine que je porte à mon corps et ma vie, ça ne me guérira pas de ma décrépitude, ça ne me rendra pas plus heureuse !!!! Ce ne me fera pas voir le monde autrement !!! Oui j'ai de la chance, oui j'ai un toit, un boulot que je hais parce qu'on me prends pour une conne comme partout et tout le monde, oui j'ai deux jambes encore valides bien que je ne puisse pas m'en servir pour bon nombre de choses. Mais MERDE, je ne me sens pas plus chanceuse pour autant, même si je le suis et je devrais avoir honte. Mais que croyez vous, j'ai HONTE !!! Mais est-ce que cela changera quoi que ce soit ??? Que dalle ! Je ne m'aimerais toujours pas plus, je ne trouverai toujours pas plus de solutions à mes angoisses, mes problèmes, ma haine de moi. Je ne perdrai pas plus tous ces kilos qui m'embarrassent depuis 3 mois et que je n'avais jamais eu de ma vie, je vais devenir grosse et laide, toujours plus, et je vais m'enfermer davantage, et je vais continuer à pleurer sur moi même comme une conne et une égoïste ! Ou bien je vais m'abimer davantage, à ce que mon corps pour le coup ne soir plus jamais montrable !!!
PERSONNE NE SAURA JAMAIS LA DETRESSE QUI EST LA MIENNE ET QUE RIEN NE SAURAIT GUERIR, PERSONNE ! Pensez ce que vous voulez, qu'est ce que cela va changer pour moi ??? Rien, je serai toujours dans le même état, j'aurais toujours mes démons à affronter, j'aurais toujours mon image à supporter, j'aurais toujours honte dans ma chair, j'aurais toujours mal, je serai toujours seule, parce que je suis programmée ainsi, tout simplement.... Je ferai toujours semblant d'aller bien devant mes proches, je serai toujours une gentille fille, j'aiderai toujours mon prochain, je donnerai toujours mon argent quitte à me priver moi, j'écouterai toujours attentivement quitte à m'oublier moi, c'est ainsi.... Je ne peux pas changer ça. Et moi ? Moi j'affronterai toujours tout seule, arrogante et fière que je suis, mais lucide que je suis...
Non je ne veux plus me battre, j'en ai MARRE !!! MERDE ! Pourquoi faut-il toujours souffrir Mille morts pour arriver à un minimum ? Pourquoi faut-il toujours en chier pour juste une once de rien du tout de positif perdu si vite ? Je ne veux plus... Je ne veux plus tout ça, je ne veux plus être moi, je ne veux plus me battre pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine, je ne veux plus. JE NE VEUX PLUS !!!! JE VEUX ME DEBARRASSER DE TOUT CA JUSTE EN CLAQUANT DES DOIGTS. Je veux que tout s'arrête, Je veux que tout s'arrête, que tout me soit égal, que tout me soit egal, QUE TOUT ME SOIT EGAL !!
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| dimanche 06 janvier 2008, a 00:28 |
| Pensées d'Ecriture... |
Bonsoir les Gens !!
Pour commencer cette année, j'ai envie de vous livrer un texte que j'ai écris il ya peut-être trois semaines, un soir de déprime et de noires pensées... Ce texte je l'ai écris à la main, et je devrais pour en respecter le sens plutôt le scanner que le retranscrire.. Mais non seulement je ne suis pas sûre que mon écriture soit compréhensible pour vous, mais surtout le format des photos que l'on peut télécharger est bien trop petit pour que cela soit utile...
Alors voici ce que j'ai écris, sans jamais lâcher ma plume des mains...
" Ecrire. Ecrire. Ecrire encore et encore. Ecrire sans rien dire. Ecrire juste pour le plaisir de voir la plume glisser sur le papier, ce doux bruit de petit chuintement inimitable, ses variantes attachées à chaque type de papier... Ecrire pour ne pas sombrer, se rattacher à quelque chose ne serait-ce qu'une plume, remplir cette page blanche à l'image de notre vie et de notre cœur si vides. La remplir, la remplir encore. Changer la couleur de l'encre parfois pour donner l'illusion de l'illumination, de changement de rythme, du sombre pour les déprimes, du rose pour les bonheurs. Enfin non pas ce soir. Juste un moyen d'exister. Seuls les écrits restent n'est-il pas ?
Alors continuer, continuer toujours. Ces mots sont mes battements de cœur, l'encre mon sang, chaque virgule est une artère, les majuscules sont mes os qui tiennent l'édifice, la ponctuation telle les points d'exclamation ou d'interrogation sont les expressions de mon regard, les points sont ce qui me relie à la terre et ainsi à la réalité, le tout forme ma conscience, mon âme, à l'abri dans les sinuosités électriques de mon cerveau.
Je n'aime pas écrire seulement pour le sens des mots, j'aime écrire aussi pour leur forme. Jamais je ne pourrais définitivement abandonner la plume pour le clavier. Les mots deviennent ainsi quelque chose d'artistique, pas seulement dans la matière, mais aussi dans l'apparence. Combien de fois ne nous sommes pas exclamés devant une écriture que l'on jugeait esthétiquement parfaite ? Il existe même une science de l'écriture qui par son étude explore les personnalités de tout à chacun et prétend nous décrypter ! Vrai ou non, l'écriture reste donc un support fantastique.
Je viens de me racheter une plume, le fait qu'elle glisse formidablement bien sur le papier me remplie d'une satisfaction indicible, à sa juste mesure, c'est presque un bonheur nouveau, et cela me donne l'envie d'ajouter toujours plus de mots, de créer encore d'autre lignes, cela en deviendrait presque jouissif....
Les mots sont le prolongement de la plume, la plume le prolongement de ma main, les mots et la plume sont donc un peu de moi, un peu de nous....Oui, écrire pour ne pas cesser le mouvement, pour ne pas cesser la vie, ne pas rester à subir telle une statue. Ecrire pour rien, même pas pour transmettre un message, ni se soulager de sa peine, ni échafauder ses rêves et fantasmes, ou autre plan d'avenir... Ecrire juste pour la beauté du geste, parce que dans cet état de vide que je ressens, c'est la seule chose belle que j'arrive à sortir, à faire. Parce qu'en étant seul on l'est malgré tout toujours moins ainsi. Oui, l'on s'adresse toujours à quelqu'un ou à quelque chose dans l'écriture, la solitude se voile ainsi, enfin, un peu...
Cela me renvoie à une pensée : peut-être est-ce pour cela que j'ai besoin d'écrire à des témoins de lecture (à travers un blog) et non juste pour moi. Car peu importe le fond, apprécié, adhéré ou critiqué, l'essentiel est qu'il soit partagé, donné... Il y a donc un échange, et dans cette activité solitaire, l'écrivain retrouve un peu de présence humaine, il n'est plus seul sur terre, il existe à nouveau, par procuration, enfin.... IL VIT !! Pourquoi ? Il ne sait pas, mais IL EST ! Il n'est plus transparent, il est matière. Matière. Matière. Matière, mais qui la touche ? C'est donc une dimension tactile, tactile oui mais c'est toujours moi qui touche la plume, qui touche le papier, qui trace et touche les mots... Moi...
Et soudain la cruelle vérité je la reçoit tel un boomerang : moi l'écrivain solitaire qui forme des mots sur le papier. Moi, ce corps vide, cette matière vide, et je ne peux alors éviter cette question qui détruit mes espoirs, mes élans de création, mes orgasmes picturaux... La question qui ne fallait surtout pas poser : MOI, ... QUI me touche ? "
Anonyme |
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| mardi 01 janvier 2008, a 19:11 |
| Message de petite Fée... n°2 !!! |
BONNE ANNEE 2008 LES GENS !!!!!!! :-)
Bonsoir à tous,
enfin réveillée, et un chouilla remise de ce passage en joie mais néanmoins remuant de cette nouvelle année, je vous souhaite à tous, pour cette nouvelle année 2008, mais aussi pour toutes les autres qui suivront, tout le meilleur du monde. D'abord la santé, car sans cela nous ne sommes pas grand chose et tout le reste est bien plus difficile à vivre ; l'amour évidemment, qu'il innonde vos coeurs ; et vraiment ce que je voudrais pour tous, une grande quiétude intérieure, une paix bienfaisante pour vos âmes.....
Merci pour tous ces moments que nous avons partagé ensemble cette année, pour votre soutien, votre tendresse, vos conseils, votre humour, et simplement vos yeux qui rendent mes lignes plus vivantes que jamais.
Je vous embrasse tous très chaleureusement....
Avec ma plus sincère affection
Anonyme !
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| dimanche 23 décembre 2007, a 23:58 |
| Message de Petite Fée...! |
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| jeudi 20 décembre 2007, a 02:19 |
| Bad News !! |
Bonsoir à tous ! (heu bonjour à cette h là)
Hélas je vous annonce ici qu'à mon grand désarroi, je me dois de retourner à l'hopital pour une nouvelle opération demain. J'espère sortir vite mais cette fois il s'agit de 4 abcès en même temps ! En fait, le traitement assez lourd que je prends pour ma maladie diminue trop mes défenses immunitaires et il semble que je ne sois plus en mesure de lutter contre cette infection, que je sais être à présent un staphylocoque...
Je ne vous dis pas la déprime, sachant cette fois à l'avance tout ce qui m'attends de souffrances (surtout pour les soins quotidiens), d'allergies encore certainement, de légêres invalidités, alors que le premier abcès déjà opéré il y a un mois n'est toujours pas refermé... Mais cette fois, tout sera multiplié par quatre ! Je crois que je vais devenir dingue...
C'est donc sans grand entrain que je vous quitte pour un petit moment en n'oubliant pas de vous souhaiter à tous d'excellentes fêtes de fin d'années !
MERRY CHRISTMAS AND HAPPY NEW YEAR !!!
A tous mes meilleurs voeux de bonheur et surtout... de santé ! (heu... j'espère revenir avant mais on sait jamais)
Gros bisous douloureux
Anonyme |
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| samedi 15 décembre 2007, a 01:52 |
| Merci Mon PAPY Bernard !! |
Bonsoir à tous.... J'ai reçu il y a qq jours en réponse à mon précédent article un magnifique poème, à mon sens, de notre peintre adoré : Bernard Marlenc. Je ne peux le laisser dans un coin de mes commentaires. J'espère qu'il vous touchera autant que moi, il a su décrire bien mieux que moi mes sensations et déchisrures.... Mon seul regret est que je n'arrive pas à agrandir le format de la photo que j'ai moi même travaillé à ma sauce :-(... Bonne lecture - Anonyme
Cris d' amour, cris de souffrance Aux sourires de la désespérance, Oh! vie je te hais de n' avoir mis dans la balance A mon encontre que chagrin et malfaisance.
La vie ainsi faite me torture la tête, Cette vie que je subis sans fête Alors que les oiseaux moqueurs Autour de moi s' empressent.
Je hais ma carcasse qui me fait souffrir Et souris des mots d' un tout petit, Mes blessures s' éternisent Tortionnaires de mon corps et de mon esprit.
Combien de temps encore supporterai-je, Ces états d' âme languissant et souffreteux Ce malaise sans cesse pernicieux, Qui me ronge la tête fait pleurer mes yeux.
Et ce corps que je ne supporte plus Seul et vide de sens, seule et sans passion Seule à perdre la raison, à quand ma délivrance A quand l' âge de raison...
_BM_...12 12 2007. |
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| vendredi 07 décembre 2007, a 01:07 |
| Confidentiel et inutile... |
Maman je te déteste !! C'est à cause de toi tout cela !! Oui toi ma maman, si jolie, petite maman parfaite, forte et fragile, souriante et toujours fière de sa fille !! Maman je te déteste, parce que tu ne me laisses pas partir... Aujourd'hui j'en peux plus, aujourd'hui je veux baisser les bras, ça fait des années que je me bas, encore plus ces derniers moi, je ne peux plus maman, laisse moi partir !
Me faire du mal n'est plus suffisant, voir mon sang couler n'est plus suffisant. Je veux plus ! Chaque jour je me bats pour ne pas faillir, chaque jour je te mens pour te protéger, pour que tes nuits soient sereines et douces. Maman, je sais trop combien tu serais malheureuse de me savoir si abîmée par la vie. Maman je te déteste !! Quand je me vois partir, et je crois que pour la première fois de ma vie, j'en ai réellement envie, non ce n'est pas un appel au secours, maman, ce n'est plus ça. Je veux que tout s'arrête, je n'y arrive plus. Parfois j'ai l'impression que tout va renaître, qu'il me suffit à nouveau de m'investir dans mon travail, dans des challenges, mais maman ça ne marche pas... L'angoisse et le stress me gagnent trop, je suis à cran, personne ne sait, personne ne voit, oui c'est ma faute comme à toi je leur cache tout. Parfois j'en deviens désagréable, je ne supporte plus les gens mous qui ne savent pas prendre les choses en main, ME prendre en main, ME réconforter, ME guider, ME comprendre.........
Maman je te déteste. Quand je me vois partir, je ne peux m'empêcher de te voir sur ma tombe effondrée, je ne peux m'empêcher de voir ton futur sans vie, oui je sais maman que je suis tout pour toi, oui je sais que je te détruirais, et ça je ne le supporte pas, je n'y arrive pas ! Alors je suis coincée.... Mais pourtant, si je lâchais tout, si je pétais un câble devant le monde et que je montrais toute ma détresse qui est la mienne, si je lâchais prise complètement et me laissais aller à ce que j'aspire vraiment actuellement, comme de laisser les autres me guérir et fuir dans un endroit isolé, tu ferais tout pour m'en empêcher aussi. Je sais que la dépression m'envahit, je sais que je suis au point de non retour, je veux tout lâcher. Mais là encore tu ne comprendrais pas... Tu me dirais "Allez c'est bon arrête de t'écouter, secoue toi un peu !! Me fais pas honte"... Oui j'ai honte, si je craquais, que tu me retrouverais sur un lit d'hôpital à m'être loupée(je viens seulement de me souvenir que ça m'est arrivé deux fois, mais je ne t'ai rien dis...), je ne voudrais plus te voir, car je sais que ni toi ni la famille ne comprendrait. J'aurais tellement honte, et je t'entendrais encore dire, allez bouge toi, putain y'a pire comment crois-tu que j'ai fais moi ??? Oui c'est vrai maman, c'est comme ça que tu m'as éduquée. Oui mais maman toi, tu m'avais... Moi.
Non je sais tu ne comprendrais pas. Comment puis je te parler de toutes mes souffrances, comment puis-je te dire le mal profond qui me ronge de l'intérieur et d'une telle puissance que mes automutilations sont le seul moyen de les faire taire temporairement. Maman je te déteste, je te déteste !!! Pourquoi es-tu si parfaite maintenant alors que tu m'as abandonnée quand j'avais tant besoin de toi ? Maman je te déteste. Je suis ta petite fille, ta vie, pour toi j'ai tu mon malheur, j'ai tu toutes mes peurs, mes angoisses, pour toi je n'ai pas crié que "NON JE N'ETAIS PAS HEUREUSE ET JE NE VOULAIS PAS QUE TU L'EPOUSES" mais là encore je n'ai rien dis, j'ai souri, j'ai dis "super !!!" . Maman, je ne voulais que ton bonheur... Tu as droit au bonheur, tu as eu plus que ta part de souffrances toi aussi.... Maman tu as le droit d'être heureuse maintenant, de profiter de la vie et tu ne t'en prives pas. Maman je te déteste, parfaite petite maman pourquoi ne me laisses-tu pas partir......?
Maman pourquoi m'as tu fais faire toutes ces choses que je ne comprenais pas ? Pourquoi !!!!!!!!!!!!! Maman pourquoi m'aimes tu tant malgré Tes erreurs ??? Pourquoi ne vois tu pas malgré mes mensonges mon malheur ? Maman je veux partir, maman je n'en peux plus, je voudrais crier et me cogner la tête puis tout mon corps contre un mur, encore, encore et encore plus fort, qu'il ne soit plus qu'un sac d'hématomes, que ma blancheur devienne rouge, bleu et violette... Maman tu me fais tant de mal, et je ne sais plus pourquoi... Maman c'est une torture que de t'imaginer un tant soit peu souffrir, mais MERDE, pourquoi m'aimes tu assez que je ne puisse pas m'en ficher complètement ? Pourquoi es-tu si fière de moi quand chez moi, seule, je me sens si minable, inutile et honteuse. Oui je sais que tu es fière, même si tu ne me le dis pas, je sais que tu voudrais le crier à la terre entière si tu pouvais...
Maman je te déteste, stp, comprends moi enfin, stp et laisse moi partir, m'allonger apaisée dans ce champ de coton noir.. Je veux juste un peu de paix, je veux juste enfin du silence, plus une seule angoisse, plus aucune peur, plus aucune douleur... Maman stp, maman...... Qui suis-je finalement sinon un masque au sourire figé qui jamais devant toi ne pleure ni ne plie.... Je suis la fille que tu as toujours voulue, mais cette fille, ce n'est pas moi... Maman pourquoi ne vois-tu rien, pourquoi ne comprends-tu pas ? Je sais c'est moi qui refuse que tu me touches, je sais je ne peux pas me plonger dans tes bras, mais je suis toujours là pour toi et je fais tout pour ton bonheur. Maman pardon d'avoir toujours plein de problèmes qui t'agacent et parfois t'empêchent de dormir... Si seulement tu en connaissais ne serait-ce que le quart... Mais non, tu en souffrirais trop... Mais si je m'avouais vaincue, tu serais trop déçue, tu ne m'écouterais pas plus...
Maman, maMAN, MAMAN !!!!! --------- Pourquoi j'existe ?
Anonyme, Ta fille
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| mercredi 05 décembre 2007, a 11:42 |
| Pétage de PL... Dents !!! :-( |
MAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRREEEE !!!! J'en ai RAS LE BOL !!! Pourquoi ?? Ben parce que la guigne, quand elle vous tient, elle ne vous lâche plus !!
Je m'explique : après 2 fausses couches, mes problèmes sentimentaux, ma rechute dans ma maladie, ma depression, l'oedème de ma joue, mon abcès et mon joli trou à la fesse qui n'est toujours pas cicatrisé.... et bien je vous le donne en mille ; premier jour de reprise de boulot après 3 semaines d'arrêt, le soir, hier soir, je me pète les deux dents de devant !!!!
C'est pas une blague ni une expression !! Je montais un tabouret de bar nouvellement acheté, réglable en hauteur. Mais voilà, le tabouret était coincé et je n'arrivais pas à le relever. Alors voilà la belette qui s'échine par tous les moyens à débloquer ce "p... de tabouret de m..." quand tout à coup, tirant de toutes mes forces, le haut du tabouret se décoince ... pour atterrir sur mes dents !!! D'un coup sec mes deux dents ont cassé net, je peux vous dire que ça fait tout drôle !!! Le choc violent, la sensation de mes dents en morceaux ds ma bouche, le sang qui giclait partout, pour le coup j'avoue j'ai un ptit peu paniqué !!!!
Je pleurais à chaudes larmes... j'ai réussi à appeler quelqu'un pour m'amener aux urgences et mon calme retrouvé j'ai recherché l'adresse des urgences dentaires. Donc me voilà partie à 20h à Paris aux Urgences dentaires de la Pitié salle pétrière.... Je ne pouvais m'empêcher sur la route de retenir mes larmes : bien-sûr il y a pire, mais je suis fatiguée de cette poisse, de ne jamais être tranquille, de passer mon temps aux urgences, et puis surtout.... Les dents de devant !! Ca vous défigure littéralement, ça touche à votre sourire, votre identité. S'ils doivent carrément me refaire de fausses dents, je n'aurais pas forcément la même forme de bouche, et donc les mêmes expressions... Ca conditionne tout. Et puis tout à coup me revient les prix des couronnes, ça vaut une fortune, et actuellement j'ai déjà beaucoup de problèmes financiers, putain j'ai pas besoin de ça, comment je vais faire ???? Bref, panique et grosse déprime !!
J'en étais là quand j'arrive à l'accueil des urgences. Dans mon malheur une grande chance, pour cette spécialité, il n'y a personne encore, je passe directement. Chouette, pour une fois je n'attendrais pas des heures en souffrant !!
J'arrive devant une jeune dentiste (certainement encore étudiante), très jolie, toute blonde, toute petite et toute douce. Ca m'a fait sourire car on ne s'attend jamais à ça quand on pense aux méchants dentistes... Elle regarde mes dents et me dit : "vous avez gardé les bouts manquants ??" Heuuuu pourquoi ?? Ca se garde des bouts de dents ?? Ca se recolle comme un bout de doigt si j'ose dire ??? Ben oui !!! Elle me dit que selon l'état de la fracture on peut parfois "recoller les morceaux", ça évite de mettre un composite d'une couleur différente de la dent (parce qu'évidemment aux urgences, ils n'ont qu'une seule couleur de composite, faut tomber juste !!!). Enfin non, ça ne m'est absolument pas venu à l'esprit d'apporter mes malheureux bouts de dents.... Fallait pas les mettre dans de la glace aussi ??? LOL non mais là j'avoue j'avais l'impression d'être dans un film décalé...
Bref, elle regarde et me dit "je ne peux que protéger les zones cassées, mais pour le reste vous devrez aller chez le dentiste"____ chouette !!! Ca me manquait !____ Elle touche la dent de droite qui est la plus touchée. "AÏE"--- " Ah c'est sensible ??" Non, devine...... Bon ben une anesthésie s'impose... OK, les dernières piqûres aux gencives que j'ai eu ne m'avaient pas trop fait mal, j'attend confiante.... "AHHHHHH!!!!!!" Et ben c pas la même, je ne sais pas si ce sont ses premières piqûres, mais mon Dieu que je jongle...... Bon elle s'arrête ??? Non ça prend un temps infini, mais j'ai maaaaaaal P. de bordel de M !!! Bon tout à coup je me souviens que si j'essaie de contrôler et de me concentrer sur ma respiration je devrais avoir moins mal, j'y vais (par le nez évidemment), bah... ça marche pas super :-(
Enfin, elle s'arrête.... Elle retouche la dent... "AÏE !!!!" - "Ah c toujours sensible ?" Ben non pardi, je fais Aïe juste pour vous embêter... Et on y retourne pour un ptit coup d'anesthésie supplémentaire.. Ouaiiiii j'aiiiime !
Bon après quelques minutes, ça y'est, je ne sens plus rien....
Finalement elle ne fait que nettoyer et mettre deux composites sur les fractures. Oh quelle chance j'ai, la couleur semble correspondre, woouah, moi qui n'ai jamais de chance aux jeux de hasard !! Me voilà avec deux dents amputées de moitié, mais de la bonne couleur !!!
Bref, voilà, il est 21h, je repars des urgences en espérant d'après ce qu'elle m'a dit et en priant que le dentiste pourra effectivement sauver ce qui reste de mes dents et ne pas les remplacer complètement...
22H, l'anesthésie commence à perdre de son effet, et hélas la douleur me reprend.... Vous savez cette sensation aigüe quand de l'air, du froid touche un nerf à vif d'une dent, ben c'est ça !! Et ça s'amplifie...
Bon je prends la dose de cheval, 2 efferalgants codéinés, mes antidouleurs, mes anti-inflammatoires, 2 di-antalvics pardessus, des décontractants pour essayer de m'endormir, des anxiolytiques, etc.....
Malgré tout ça j'ai beaucoup de mal à trouver le sommeil.... Mais je sombre quand même, certainement 1h après m'être couchée.
Ce matin réveillée par l'infirmière qui vient changer mon pansement de fesse, ça va, je n'ai pas trop mal aux dents pour le moment.... Peut-être était-ce juste le choc ??? Que nenni, que nenni !! La douleur revient très vite et crescendo. Bon pas de panique. J'appelle le dentiste pour un rdv en Urgences. Evidemment, ils sont 3 dentistes dans ce cabinet, et ils ont tous des rendez-vous en urgence aujourd'hui.... Ehhh oui, ma guigne adorée !!!! Je ne suis pas sûre d'avoir un rendez-vous avant vendredi, le problème étant que dans mon cas il faudra au minimum une heure de temps. Bon l'esthétique c pas grave, pour deux jours je peux rester enfermée chez moi ou sortir avec une cagoule (en espérant qu'on ne me confonde pas avec une terroriste !!), mais la douleur, ça c'est autre chose...
Bref, voilà ma nouvelle mésaventure !!! Sympa non ???? Oui je sais je sais, je ne suis pas à plaindre il y a bien pire. Mais bon tout de même, j'ai mal et quand je me regarde dans la glace, je ne me sens pas fière... Je suis digne d'un personnage de cinéma, genre femme des cavernes :-((
J'écris pour essayer de penser à autre chose que la douleur, et je ne cesse de regarder mon téléphone en espérant que le dentiste va m'appeler au plus vite. Sympa pour mon deuxième jour de boulot, et encore, heureusement que je peux travailler de chez moi !!!
Voili voilou les news toute fraîche de la belette édentée !!!
Bisous à tous et faites attention aux tabourets de bar malveillants !!
Anonyme |
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| vendredi 30 novembre 2007, a 15:08 |
| Ou est mon papa ? Parenthèse à mon récit, ou la culpabilité de l'enfant... |
J'ai 32 ans.
Douze ans donc me séparent encore de mon dernier récit concernant mon père. Je n'ai toujours pas comblé de ma plume cette période, je ne sais pourquoi, j'ai du mal à écrire cet épisode 3 (voir "Où est mon Papa" partie 1 du 06/02/07 et partie 2 du 14/02/07) et ce n'est pas encore aujourd'hui que ce chapitre sera ajouté...
Mais d'autres parties de l'histoire à présent demandent à sortir. Des failles que j'avais enfoui très, très profondément.... Cela m'est venu sournoisement suite à un de mes rendez-vous chez le psy il y a 3 semaines je crois (avant mon opération).... Je lui parlais de certains rêves qui revenaient systématiquement depuis des mois, la série la plus présente et la plus dérangeante pour moi étant celle qui me confronte presque chaque nuit soit à un membre de ma famille, généralement ma mère, soit à mes copines d'enfance ; elles étaient trois, de la 5ème à la terminale et j'ai longtemps été parmi elle le bouc émissaire jusqu'à ce que je me révolte et m'en éloigne dès la seconde où mon caractère indépendant s'affirma clairement et me différencia irrémédiablement d'elles, psychologiquement parlant.
Dans ces rêves donc, que ce soit avec ma mère ou ces amies d'enfance, je me trouvais toujours empêtrée dans un conflit que je n'avais pas choisi, et je passais irrémédiablement pour la coupable de façon injuste car je n'avais à chaque fois rien fais qui méritait.... J'en venais moi-même à douter de moi et penser que j'étais mauvaise, ce qui me blessait d'autant plus profondément. Encore une fois je me sentais comme le vilain petit canard et il était impossible de prouver mon innocence ou ma bonne foi. Le sentiment d'injustice était une tel une plaie ouverte que l'on charcutait à vif, un tison que l'on imposait sur ma peau nue.... C'était d'autant plus étrange pour moi que je n'ai aucun conflit avec ma mère depuis des années, nos rapports sont très bons. Quant à mes amies d'enfance, nous nous sommes très vite perdues de vues, et pour ma part sans regrets, car elles m'avaient finalement fait beaucoup de mal et je crois bien que jamais elles ne s'en rendraient compte. Avoir fait ma vie seule et de façon volontaire de mon côté, était la meilleure réponse à donner à leurs attitudes... J'avais gagné de toute façon...
Quoi qu'il en soit, et ne me demandez pas le lien car je n'en n'ai absolument aucune idée, suite à ce récit mon psy me pose cette question "Vous sentiez vous coupable de l'abandon de votre père étant enfant ?" Bah ?? Qu'est-ce-que ça vient faire là ça ??? Enfin, lui faisant confiance, je réponds tout de même "Ah non ça jamais !! Pourquoi moi je me sentirais coupable de quoi que ce soit ???".... La question m'apparût extrêmement saugrenue, et pour autant l'on a l'habitude d'entendre dire que beaucoup d'enfants se sentent coupable du départ d'un parent ou de leur séparation, autant cette notion m'avait toujours paru étrangère à mon cas...
En réfléchissant un peu et légèrement honteuse tout à coup je dis "Enfin je ne me sens pas coupable du départ de mon père, mais je me sens réellement coupable de l'interdiction du droit de visite que lui a imposé le juge par ma faute. Enfin dans ma tête c'est bien de ma faute puisque c'est moi qui ai répondu "correctement" aux questions du juge qui l'ont conduit à prendre cette décision, et rendant ma mère étrangement contente et fière de moi.... En me faisant creuser un peu, le psy me fait prendre conscience que ce poids là oui je l'ai toujours porté. Le pire étant que je n'ai jamais compris pourquoi ma mère m'a poussée à faire cela. Je m'en rends compte à travers toujours les questions du psy : "Mais votre père avait-il menacé votre mère de vous prendre chez lui ? Intervenait-il régulièrement dans votre vie ? Cherchait-il un contact avec vous ? Etait-il du genre imprévisible ?" ... Et à toutes ces questions ma réponse fut, c'est consternant, "NON", mon père en 3 ans n'avait pas donné le moindre signe de vie, et ces dernières actions tendaient plutôt à prouver qu'il était faible de caractère, et que dans tous les cas il ne souhaitait pas spécialement me revoir. Mais alors pourquoi ?? Pourquoi avoir fait ça, quelle était l'utilité ?? Non seulement je réalise que je n'avais jamais compris pourquoi, mais en plus, je me suis contentée de cela toutes ces années sans jamais poser la question à ma mère. Un simple "Pourquoi ? Quelle en est la raison ?"... Eh bien voilà un nouveau travail à faire à présent...
Mais si je vous parle de culpabilité de l'enfant dans le titre, ce n'est pas tant pour cette raison de l'interdiction de droit de visite que ce que j'ai découvert plus sournoisement, les jours et les semaines qui ont suivi... C'est toujours comme cela lors d'une thérapie, beaucoup de choses sont révélées et comprises non pas pendant les rendez-vous, mais entre chaque, grâce aux questions ou événements qui ont été soulevés pendant la séance. J'emploie l'adjectif "sournois" car cela se fait réellement à votre insu, sans que vous y pensiez ou que vous cherchiez à analyser... C'est comme si tous les fils de votre histoire se démêlaient lentement, et une fois le nœud défait, la vérité déformée et cachée par ce noeud vous apparait tout à coup, alors que vous pouvez être dans une situation des plus banales de la vie quotidienne...
Ce qui m'est apparût à ce sujet, ce que le fil d'Ariane a dévoilé, a fait voler en éclat ma certitude presque infantile et arrogante de ne jamais m'être sentie coupable de quoi que ce soit dans le départ de mon père. J'ai connu tant d'hommes lâches et irrespectueux dans ma vie,( j'en ai d'ailleurs certainement connu pour avoir voulu recréer inconsciemment cette première expérience d'abandon que mon père m'a fait vivre,) que je ne pouvais concevoir moi de m'être un jour sentie coupable, ayant toujours été une victime de nombreux prédateurs !!! Et pourtant, pourtant....
Pourtant les sentiments de mon enfance, de moi petite fille me reviennent lentement, et je me rends compte que honteuse, je les avais cachés et enfouis loin, très très loin... Je les avais presque autant occultés que le souvenir de mon frère décédé... La vérité la voici : je me suis bien toujours sentie coupable du départ de mon père. Comment ?? C'est très simple : je pensais que s'il m'avait abandonné, c'est qu'à ses yeux je n'étais pas assez digne de son amour et de son attention. Je pensais que je ne devais pas être une petite fille très intéressante, mais plutôt représenter un boulet qu'autre chose... D'autant plus que je m'entendais de plus en plus mal avec mon demi-frère et sa mère (la nouvelle femme de mon père et son fils). Même si je n'étais jamais coupable (tiens, encore un sentiment d'injustice, c'est un autre fil d'Ariane que l'on a découvert tout au long de ma vie avec le psy, mais j'en parlerai plus tard), ce demi-frère plus jeune faisait tout pour me faire gronder à sa place et s'en délectait. Je n'étais pas apte à me défendre, cela n'intéressait personne.. Du fait la situation au sein du foyer devenait conflictuelle, l'ambiance lourde, et je tombais à chaque fois malade (réaction somatique) ce qui les énervaient grandement, je devais certainement le faire exprès.....
Bref, pour toutes ces raisons oui c'est vrai, aujourd'hui je dois l'avouer. Je me sentais coupable de son départ, et encore aujourd'hui je me pose finalement la question. Ce sentiment est très clair maintenant, et je me souviens que je n'ai jamais osé en parler à ma mère.... Je devais être une petite fille vraiment inintéressante et insignifiante pour qu'il me laisse, et fasse place au silence dès la naissance de son autre fille. Oui, le dernier signe de vie que j'ai reçu fut le faire part de naissance, sans mot, aucune personnalisation, puis plus rien.... J'étais remplacée, et si j'étais remplacée, c'est que vraiment je ne devais pas être la petite fille qu'il désirait, et que je devais le dégouter... Donc oui j'étais bien coupable, car je n'étais pas à la hauteur de ce qu'il attendait, c'est à cause de moi s'il est parti, je n'ai pas su le retenir....
Voilà... Voilà comment l'on se retrouve comme des milliers d'autres personnes et d'enfants, à porter la culpabilité du départ d'un des parents. Hélas à en parler cela devient d'une banalité affligeante, et pourtant pour moi, cela résonne comme un coup de canon que je n'attendais pas. Cela m'a fait sursauter, a agressé mes oreilles à briser mes tympans, et l'écho est resté très longtemps dans l'air jusqu'à ce que je comprenne, et l'admette. Est-ce que je me sens mieux pour autant ?? Non, absolument pas. Mais peut-être cela me permettra d'engager un dialogue avec mes chers parents, et de mettre des mots sur ce qu'ils m'ont fait subir, sans doute nonintentionnellement...
Aussi, à tous les parents et futurs parents qui liront ce texte, s'il vous plaît, faites attention à ce que ressentent vos enfants dans les moments difficiles de votre vie de famille. Prenez soin de parler avec eux, de déceler chez eux un quelconque sentiment de culpabilité qu'ils n'ont pas à porter, et qui pourrait fortement les meurtrir dans leur chairs, parfois toute leur vie... S'il vous plaît, ne prenez pas le parti d'éluder ce dialogue, même avec les enfants très précoces. Ils vous semblent matures mais ils restent des enfants. Trop souvent et ce fut mon cas, les enfants portent tout sur leurs épaules et n'en montrent rien à fin de préserver leurs propres parents. L'on se prive de son propre bonheur pr celui de ses parents, je le sais, je l'ai fais, j'ai toujours sacrifié mon bonheur pour celui de ma mère, toujours, et aujourd'hui je lui en veux de n'avoir rien vu... Mais comment aurait-elle pu voir, j'ai joué le jeu tellement bien, les enfants sont doués pour ça, c'est en général là qu'ils deviennent des adultes avant l'heure...
Alors, si ce n'est que ce texte ajoute une étape à ma thérapie et m'aide avant tout moi-même dans ma démarche, il ne représente évidemment pas grand chose, pour personne. Mais s'il peut juste simplement faire poser la question à certains parents sur l'état d'esprit de leurs enfants face à certaines situations, et engager ainsi avec eux un dialogue, je crois qu'en tout les cas ça ne peut pas faire de mal... Je serai alors un peu de cette voie de l'enfance perdue avec les années, ne souhaitant qu'une seule chose, qu'ils puissent grandir dans l'amour et la bienveillance de leurs proches, sans angoisses inutiles à cet âge, sans fardeau à porter... Bref, ne leur souhaitant qu'une vie d'enfant la plus insouciante et heureuse possible.
J'envoie pour finir toutes mes pensées et gros bisous à tous les enfants qui sont encore en chacun de vous, de nous. Laissons la meilleur part de nous même se souvenir, et vivre, et rire de manière insouciante, c'est mon vœu pour aujourd'hui...
Anonyme |
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| lundi 12 novembre 2007, a 14:12 |
| Pause technique |
Bonjour à tous,
un petit message juste pour vous dire que si je n'écris plus c'est qu'il m'arrive encore un drôle de truc au niveau santé. Une banale piqûre d'insecte s'est transformée en très grosse infflamation pendant plusieurs jours et maintenant en abcès en partie nécrosé, tout ça à cause de mes médicaments, encore et toujours... Bref passons les détails, mais je n'ai plus le choix à présent que de me faire opérer...
Je ne sais pas encore quel jour ce sera, mais je dois me rendre en urgence à l'hopital cet AM, j'en saurais certainement plus à ce moment là.. Mais quoiqu'il en soit, ne vous ettonez pas si je reste muette encore quelques temps, je reviendrais j'espère très vite...
Je vous embrasse tous et à bientôt
Anonyme |
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| mardi 06 novembre 2007, a 18:24 |
| La Turquie : les alentours de Selimiye |
Bonjour les gens !!
Aujourd'hui, toujours à propos de mon périple je vous parlerai de ce que j'ai découvert tout autour de Selimiye. Le village comme j'ai pu vous le décrire est atypique et vraiment chaleureux. Mais le plus beau vient à vous lorsque vous vous aventurez un peu plus loin, que vous longez cette côte magnifique et encore sauvage, la mer vous suit et accompagne vos espérances et vos rêves dans un bleu intense, le soleil vous guide et sa chaleur vous pousse à vous enfoncer un peu dans les terres, histoire de retrouver un peu de fraîcheur sur les routes boisées.
Je ne connais pas la Corse, mais d'après ce que j'en sais et ce que j'en ai vu en photo, cette partie de la Turquie me fait beaucoup penser à notre île magnifique. Les pins charnus et la végétation dense vous font parcourir un "maquis" turque des plus ettonant, et chaque ballade en voiture ou à pieds prends une dimension innatendue. On s'attend à rencontrer un nouveau mystère ou une nouvelle curiosité à chaque détour de chemin. Parfois il s'agit d'une vieille femme accompagnée de son âne chargé à plein de diverses marchandises, elle le conduit avec une longue tige de bois, c'est assez pittoresque évidemment... Cela peut aussi être une cinquantaine de ruches très rudimentaires installées de façon branlante au pied dune montagne ou d'une colline, entre les nombreux arbres épineux....
Pour cette fois j'ai envie de vous parler d'un autre petit village perdu dans les terres, en montagne. Il faut grimper dur pour avoir sa juste récompense !! Il s'agit du village de "Bayir". En fait, rien de transcendant si l'on prend l'ensemble du village, Mais la place centrale du village a quelque chose non seulement de pittoresque, mais surtout joue l'effet d'un aimant comme le centre de notre terre, sauf que c'est le noyau d'un village ;-)... Cette petite place fait un demi cercle, à l'abris de grands arbres qui apportent leur ombre salvatrice... Deux petits restaurants ressemblant plus à des buvettes de chez nous encadrent la place. Les petits vieux du village s'y retrouvent sans doute pour se raconter leur souvenirs croustillants ou émouvant car ils sont tous attablés, leur canne entre les jambes, le regard toutjours attentifs à d'éventuels nouveaux arrivants, ou pour acceuillir leurs voisins de boissons.... Evidemment !!! Aucune table n'échappe au Raki quotidien, cela va presque sans dire lol
L'ambiance est chaleureuse, les gens accueillants. Un homme (très beau en passant...) joue un peu les rabateurs pour nous inviter à rentrer dans son restaurant. Je suis du coup méfiante, je n'aime pas trop cela. Mais une fois rentrée et surtout, passée de l'autre côté du restaurant, en terasse, alors là je suis bluffée : une vue magnifique sur l'autre côté de la montagne tout ensoleillé et très vert de nature. La terasse belle, simple et calme, un vrai plaisir de s'asseoir et de se laisser guider par notre "superbe" hôte... Et là, deuxième excellente surprise, leur spécialité se trouve être les Gözleme, et je rêvais d'y goûter avant même de partir !!!
Les Gözleme sont des espèces de crêpes. La pâte a la même couleur et un peu le goût de la pita, mais par contre elle est extrêmement fine et souple. Elle se fait chauffer sur la pierre, et offre des goûts très variés... En effet, presque tout se marie avec les gozleme !!! lol Nous trouvons de la viande hâchée mélangée à des champignons ou des oignons, dans d'autres des pommes de terre écrasée mélangées aussi à vrai dire avec je ne sais quoi, mais je n'ai pas cherché à savoir tant que c'était bon... ; des oeufs, etc... Mais le meilleur du meilleur, le roi du Gözleme, croyez- moi sans l'ombre d'un doute : c'est avec du fromage !! Hummmmmmm Oh là là, c'est trop bon, tellement bon que j'ai pas pu m'en empêcher d'avoir les yeux plus gros que le ventre une fois de plus !! Mais c'est pas grave, ça valait le coup ;-p. Evidemment tout cela accompagné de mon raki quotidien !! Et pour un prix dérisoire.... (pas le cas dès qu'on approche des villes). Bref !! Une étape magnifique et délicieuse..... Je vous la conseille aussi vivement !!
Les photos ci-dessus sont la vue de la terasse de ce restaurant, et la façon de préparer le gozleme.
Je vous souhaite bon appétit lol
Et vous embrasse tous !!!
La prochaine fois je vous montrerai quelques paysages alentours de la côte, et vous conterai les petites criques magnifiques et discrêtes que l'on peut trouver..... A bientôt !
Anonyme
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| lundi 29 octobre 2007, a 23:28 |
| La Turquie : Selimiye |
Bonsoir les gens !!
Bon comme promis je commence enfin ma série d'articles sur mon voyage en Turquie. Ma première destination fur Selimiye, un tout petit village côtier sur la presquîle de Marmaries, au Sud du pays. Pour y arriver, à partir du début de la presquîle, nous avons du emprunter une route de montagne en pleine nuit tout le long de la côte (que l'on ne voyait qu'à chaque village). Les routes ne sont pas éclairées, et la falaise est proche, c'est vraiment un noir profond.... Cela pourrait encore être pratiquable car la route est belle mais.... cela est sans compter sur l'admirable, comment dire... façon de conduire très experte des nos amis turques...
L'on m'avait prévenu, mais au secours !!! Ca fait très très peur... Bon on s'habitue à tout, et comme tout le monde fait la même chose en étant totalement dénué de méchanceté, on finit par "accepter' cette particularité culturelle et même en rire parfois. Mais bon, tout de même, sur une route de montagne absolument non éclairée, tout près d'une falaise, arghhhh Maman !!! On n'est pas tout le temps tranquille et je peux vous dire que plus d'une fois j'ai serré les dents et prié secrêtement je ne sais quel Dieu d'avoir pitié de nos pauvres carcasses et de protéger notre voiture... Bon j'avais heureusement connu une expérience similaire, largement pire en Malaisie et cela avait duré 3 heures sur une route encore plus étroite et encore plus sombre. Cela m'aura au moins servi à d'apprentissage et me dire que c'est posssible lol Mais il est vrai qu'emprunter une route qu'on ne connait pas dans ces conditions, ça paraît toujours très très long....
Mais bon, après avoir retenu notre souffle pendant je dirais une heure voir un peu plus, nous arrivions finalement, enjouées par les premeier villages que nous avions déjà croisé et qui nous donnaient les prémices d'une belle surprise : Selimye, et ceci sans dommage aucun si ce n'est des crampes au ventre lol
Mais nous découvriions vraiment la beauté de cet endroit que le lendemain matin, au petit jour chaud et ensoleillé... La vision de notre chambre, je vous la laisse découvrir sur les photos.... Le Motel était atypique, mais vraiment très très sympa. Nous étions les seules occupantes, eh oui la saison était déjà terminée, mais ce n'etait vraiment pas pour nous plaindre... L'acceuil extrêmement simple et chaleureux. Je me suis sentie très vite "chez moi". Il n'y a pas de plages dans cette région de la Turquie, enfin pas de plages de sable. Mais c'est aussi bien, Le décor fabuleux n'est pas pollué par une horde de touristes touts blancs et rouges sentant la crême solaire. Ce qui est drôle, c'est que le chemin bordant le motel et autre petits restaurant n'est large peut-être que de 2m et directement, ensuite, la mer chatouille nos pieds....
De fait, il y a quelques pontons pour pouvoir déjà "parker" les bateaux, mais aussi pour s'isoler un peu des passants et bronzer ou nager trnaquillement... Mais les passants ne sont que peu de touristes à Selimiye, en tout les cas à cette saison. Non les passants sont autrement mais délicieusement turbulents.. En fait, deux fois par jour nous croisions les enfants de l'école du village, tous en uniforme !! C'était vraiment sympas. Les garçons avec une blouse descendant jusqu'à la taille, et les filles avec des robes. Pour les deux un bleu roi assez flamboyant !! Et tous plein de rires, de bonne humeur, très polis et toujours des sourires pour nous, un vrai bonheur... Mais on sent aussi que si les enfants ne connaissent certes pas l'ère de toutes les technologies modernes, ni la facilité d'une vie économiquement confortable, ils débordent néanmoins d'une joie de vivre allucinante. Ils sont très bien élevés. Mais surtout il est flagrant de constater combien tous les turques adorent les enfants. Ils sont véritablement choyés et aimés. Ils ont aussi la chance dans ces petits villages de ne pas craindre la violence et la peur des gens mal attentionnés, de ce fait ils sont beaucoup plus libres et se ballader pendant que leurs parents ne s'inquiètent pas. De plus, chaque adulte du village veille du coin de l'oeil sur chaque enfant qu(ils croisent, c'est vraiment sécurisant...
Donc voilà un peu pour la disposition du village, toute une partie de maisons et de petits commerces (seulement 5 ou 6 et autant de petits restaurants atypiques, c'est dire la tranquilité...) sont donc disposés tout le long de la berge, un peu plus loin un minuscule petit port qui garde deux magnifiques grands voiliers en bois au charme fou. Il n'y a que deux petits magasins cachés derrière les maisons d'articles de tous les jours comme à manger, des articles de toilette, des glaces (miammm)...
Le jour, hormis donc le moment de la rentrée et la sortie des classes, l'atmosphère est vraiment calme et paisible. Le rythme de vie est assez lent, serein et sans doute d'autant plus que nous étions en période de Ramadan. Les gens sont souriants, chaleureux, curieux un peu aussi mais toujours dans un certain respect et une volonté de discretion. Chaque restaurant, lorsque vous hésitez à savoir ce que vous allez manger vous ouvrent toute grande leur cuisine afin de vous montrer de visue comment ils préparent les mets, et ce que vous votre bouche goutera.. Ce n'est qu'un détail, mais non seulement cela permet de se rendre compte de la propreté des lieux, mais surtout cela vous donne l'impression d'être reçus comme des amis, c'est vraiment appréciable !!
Ce que je vous conseille dans cette région : bien évidemment le Poisson, très frais ert toujours bon !! Ensuite que ce soit à Selimiye ou partout en Turquie, je me suis absolument régalée de Keftede, une viande hachée et mélangée à des épices et ensuite grillée, de döner kebbad bien sûr, de courgettes ou épinards au Yaourt mélangés avec de l'ail (humm un délice !!), mais mon vrai péché mignon, moi qui n'en mangeais pas trop en france, ce fut.... Les Baklavas. AHHHHHH les Baklavas, Mon dieu, bons à se damner !!!! Bon évidemment, la ligne apprécie moyennement, mais je garderai pour moi le nombre de kilos pris pendant mon séjour !! ;-). Et puis la découverte d'un pays passe aussi par la découverte de sa gastronomie : très bon pretexte pour une gourmande comme moi !!
La nuit, l'ambiance est toujours très chaleureuse mais plus animées. Ce qui est drôle, c'est de s'intaller à la ptite terasse du port et de boire un thé juste au couché du soleil entre chien et loup. Tout le monde est en effervescence et l'on voit un bon nombre d'adolescents défiler dans toutes les rues en courant avec des plateaux énormes remplis de nourriture et de raki qu'ils ont été chercher au restaurant et qu'ils ramenent à leurs parents. Les plus petits sont très fiers, c'est attendrissant. Plus tard, la nuit tombée et les estomacs rassasiés, tous les hommes du village, les vieux comme les plus jeunes se réunissent tous dans le même café. Pourquoi, car c'est le seul à posséder une grande télé que tous viennent regarder avidement. Je ne vous dis pas les soirs de matchs ... de football bien évidemment, ils en sont fous !! Ambiance garantie !! Imbibez-vous d'un peu de Raki, et vous devenez un fervent suporter d'une équipe que vous ne connaissez absolument pas lol...
Ah le raki, parlons en !!! Avec les Baklavas c'est l'ideal !!! Enfin à vrai dire ça se marie avec tout genre de repas, c'est vraiment bon, un peu traitre mais il y a pire. En fait cela ressemble au Ouzo Grec, la couleur est la même, transparente bu pur, et blanchâtre diluée à l'eau. Le goût est anisé, et ça rafraîchit suprêmement bien, enfin, les corps... pour les esprits c'est autre chose !! Les femmes ne boivent pas le raki, seulement les hommes. Alors quand ils voient une femme comme moi commander du raki, ils sont toujours très surpris mais d'autant plus ravis de vous servir... Observer leur regard quand vous dîtes "raki", c'est vraiment drôle !
Autre boisson incontournable, le türkish coffee... Hmmm un délice. Tout le monde en occident trouve ça très fort. C'est possible, moi je ne trouve pas, et j'adooooore. En fait pour moi cela a tout simplement plus de goût. Je ne peux d'ailleurs plus revenir au café de nos grandes surfaces, j'ai l'impresion de boiredu jus de chaussettes !! Alors pour pallier à ce problème, j'ai acheté sur place tout ce qu'il me fallait, la parfaite panoplie : les casseroles sont toutes petites et d'une forme particulière, resserée en haut. Le café est une poudre extrêmement fine. Ce qu'il faut, c'est en mettre normalement 2 cuill à café par tasse directement dans la casserole, l'eau necessaire par rapport au volume des tasses, et le sucre. Vous faites chuaffer le tout ensemble directement sur le gaz... Le sucre et le café produisent une espèce de réaction chimique qui les lient particulièrement bien dans l'eau. Le tout forme un café très sombre et au goût vraiment généreux. A ne pas faire : quand vous arrivez à la fin de votre tasse, ne la buvez pas cul sec, vous aurez des surprises loll Eh oui, tout le marc reste au fond, ce n'est pas vraiment agréable sur la langue... ;-) Bon je n'ai pas encore le super coup de main, mais je m'améliore de jours en jours :-)... Je compte bien devenir la reine du Türkish coffe !!!
Enfin, voilà pour l'ambiance de ce magnifique village. Plus tard je vous conterai les alentours magnifiques où j'ai pu me baigner secrêtement dans quelques criques, manger d'autres plats délicieux devant une vue magnifique, etc... Alors à très vite !!
Ah oui j'ai oublié de vous préciser... Toutes mes aventures en Turquie se sotn faites sous un soleil magnifique, une chaleur parfaite, ni trop ni trop peu, une petite brise de temps en temps... Bref un vrai été ensoleillé comme nous n'en n'avons jamais en France... Le paradis !!!
Bises à tous !!!
Anonyme
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| mercredi 24 octobre 2007, a 03:05 |
| Les bonnes résolutions... |
Bonsoir les gens !!!!
Bon après tant d'absences je me devais, avant de dresser la liste d'articles que j'ai promis sur la Turquie, de faire un petit état des lieux dans un de mes nombreux articles fourre-tout, histoire de rendre plus formelles mes bonnes résolutions !
Bon, ne rien cacher, tout assumer....
L'année dernière, comme tout le monde a pu le constater, a été riche en évênements que j'aurais préfèré éviter et dont j'ai subi naturellement et comme tout le monde quelques séquelles. Juste avant mes vacances, entre le stress du boulot et les remous de ma vie cassée par le monstre qui me remontaient en plein figure, je m'étais un peu perdue... Je ne voyais plus vraiment la lumière de mes journées, mon "chez moi" était devenue ma grotte, mon refuge et le témoin aussi de mes actions desespérées.
Oui j'ai replongée, j'ai abîmé à nouveau mon coprs, puis je l'ai fait souffrir et j'ai fais couler le sang. Les traces sont tellement profondes que celles-là hélas je ne pourrais pas les cacher. Mais c'est une bonne leçon ausi pour moi, cela fait ressurgir ma honte et le non sens de mes actes... Le temps que ces marques cicatrisent a été le temps qu'il m'a fallu pour me reposer, m'éloigner, me sentir apaisée dans un endroit dépourvu de tout mauvais souvenir, et de toute mauvaise pensée... Donc ce fut la Turquie, et le flot de paix que ce pays m'a apporté.
Mais le retour en fut d'autant plus difficile. Je ne m'y attendais guère, je n'y pensais même pas, mais la depression et surtout le stress sont venus tout de suite la veille de ma reprise du travail. Ne plus dormir, dutout... Avoir le ventre en charpie tant il s'est contracté d'angoisse. Ne pas comprendre et ne pas contrôler cet état de fait. Je m'explique, dans ma tête je ne me trouvais pas de raisons de stresser, aucune pensée et aucun évênement ne me poussaient dans ce sens. Mais mon corps je ne le controlais plus... Alors s'est installée cette angoisse, comme une phobie. Etre malade à l'idée de toucher un PC, à l'idée de participer à une des nombreuses confcall en anglais dans mon équipe européenne, à l'idée même de parler à ma Team leader qui est pourtant un modèle de gentillesse et de compréhension.
Puis la culpabilité, la honte, le dégoût de soit. Me cacher, me terrer, ne plus oser affronter le monde et me sentir laide de honte et d'angoisse..
Non je ne pouvais pas continuer comme cela.
Alors enfin, j'ai fais le pas. Je savais que je devais le faire depuis longtemps, mais le cas sérieux des mauvais impacts sur mon travail m'ont fait réagir. J'ai enfin pris rendez-vous chez mon psy. Je sais, certaines personnes n'adherent pas, et j'étais de celles-là il y a quelques années, mais lui m'a déjà vraiment aidée dans le passé. Vous faites toujours le travail seul(e), mais parfois, sans guide vous ne trouvez plus la force ou pas la bonne direction. Et puis aussi, j'ai toujours des problèmes de médicaments à rêgler et je ne peux pas me permettre de faire n'importe quoi. Au moins sur ce plan là ainsi, je serai carrée et je ne ferai pas de bêtises...
Je n'ai eu que mon premier rendez-vous pour le moment. Premier pas évidemment très pénible pour finir en larmes... Tout raconter, en détail. Reconnaître que l'on est retombé dans ses travers : oui malgré tout le travail déjà effectué, je suis retombée dans les pattes d'un homme qui me maltraitait, et je ne l'ai pas senti venir.... Oui j'ai fais deux fausses couches à cause de cet homme, Oui j'ai dépensé sans compter pour lui et lui ai donné tout ce que j'avais, y compris ma santé... Oui je n'ai jamais arrêté les médicaments, j'ai essayé, mais avec des effets secondaire tels que je n'y ai pas réussi. Oui je me suis fais mal à nouveau. Oui je me suis à nouveau réfugiée dans ma grotte, dans la depression, dans un sommeil infini que je ne trouve que la journée et non la nuit, dans la nourriture aussi parfois. Oui mon appartement ne ressemble plus à rien tant j'ai laissé mon bordel l'envahir, je n'ai plus lénergie de ranger et de faire le ménage. Oui je me suis encore prise à croire à des situations impossibles que j'idéalisais sans doute, oui je recule sempiternellement chaque rendez_vous chez ma rhumaotologue comme si je renonçais à nouveau à affronter la vérité de ma maladie, oui j'ai baissé les bras, un peu..... Je suis si fatiguée, je suis à bout...
Alors commençons par le commencement, le but étant déjà d'arrêter les anciens médicaments en les remplacant d'abort par de nouveaux et baisser les doses petite à petit. Me donner d'autres cachets temporairement et baisser mon stress et surtout mes crises d'urticaires quotidiennes et nocturnes qui en sont une conséquence directe...
Bon d'accord, je commence par tout ça. Cela fait une semaine. Je me sens un peu mieux, je dors un peu mieux, mes crises d'urticaires sont passées, j'ai un peu moins peur de mon travail. Et j'ai envie enfin de m'atteler à ce que j'appelle mes bonnes résolutions et qui pourtant sont s'une banalité à toute épreuve. Mais si j'arrive à les suivre, je sais que je serai sur la bonne voie.... : essayer de retrouver un rythme sain (bon d'accord pour cette nuit c fichu), si je peux dormir mieux, essayer de me coucher plus tôt, me lever moins tard, manger légêrement et équilibré, faire mon lit, prendre mes médicaments comme il le faut, tenir mes rendez-vous... Ce serait ma première phase
La deuxième : ranger petit à petit mon appartement, j'ai 1 ami qui s'est proposé pour m'aider, si ce n'est pas adorable ça !! Essayer de le tenir ensuite à jour et ne plus me laisser déborder, en tout cas pas trop.. Retourner travailler au burreau et non chez moi. Essayer de retrouver une certaine concentration et m'intéresser un minimum à ce que je fais. M'ouvir et m'intéresser un peu plus à mon équipe. Honnêtement je n'en ressens pas le besoin car je suis très autonome dans mon travail. Mais je sais qu'ils attendent ça pour une question d'intégration, alors je vais essayer... Enfin ça je vais le laisser entre parenthèse car je n'ai pas non plus envie de m'imposer des choses. M'avancer dans mes tâches administratives que je deteste et que je fais toujours à la dernière minute. Mettre de l'ordre dans mes papiers personnels; etc....
Bon voilà tout ça c'est pour l'aspect technique. L'aspect psychique c'est plus difficile et un peu tôt. Mais une chose est certaine : je veux retrouver un équilibre, une vie meilleure. Je veux retrouver mon energie et mon optimisme. Je sais que ma force est toujours là, et mon sourire je ne l'ai jamais perdu malgré tout, mais je veux maintenant y croire et ne plus jamais oublier ce que j'avais déjà appris. La vie est belle, et elle le sera toujours par des petits moments très simples qu'ils faut savoir saisir. Je ne veux plus louper ces moments, et je veux cultiver cet amour que j'ai pour la vie, pour les gens, pour la nature, je ne veux plus l'oublier....
Je sais que cela n'arrivera pas en un jour, j'ai à nouveau un gros travail à faire, et poury arriver je dois retrouver une certaine sérénité. mais j'y aspire, et je ferai tout pour. J'en ai envie, pour moi, pour mes proches, pour la vie que l'on doit célébrer et pour les gens qui souffriront toujours bien plus que moi...
Enfin voilà, ceci n'est peut être pas tout à fait complet. Mais c'est une ébauche de ma propre charte des bonnes résolutions. Je la complêterai petit à petit. Cela vous permet aussi un peu de comprendre mon absence et mon éloignement que j'espère temporaire. Car l'écriture me manque et vous aussi, vous tous mes anonymes que j'ai fêté dans mes poèmes. Pour vous aussi, je veux retrouver ma plume et partager mon coeur.
En attendant je vous embrasse tous fort. Que la vie vous soit douce....
Anonyme |
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